3 ordinateurs pour les enfants de 3 à 6 ans.

Les enfants ne savent pas se servir d’un ordinateur et vous devriez vous en inquiéter.

Marc Scott est professeur d’informatique en collège et lycée au Royaume-Uni. Son article “Kids can't use computers… And this is why it should worry you” est traduit en français par Nicolas Le Gland.


Trop long à lire ?1 Et pourquoi vous n’iriez pas plutôt regarder une autre vidéo de chaton avec sa tête dans un rouleau de papier toilette, ou la description en 140 caractères du repas qu’un ami vient de se fourrer dans la bouche. « miam miam ». Cet article n’est pas pour vous.


Le mythe

Le téléphone a sonné dans mon atelier. C’était l’un des réceptionnistes de l’école, pour m’expliquer qu’il y avait à l’étage en dessous un visiteur qui avait besoin de se connecter au réseau Wi-Fi de l’école. iPad en main je trotte jusqu’à la réception, où je trouve une jeune femme d’une vingtaine d’années, assise sur une chaise avec un MacBook sur les genoux.

J’ai souri et je me suis présenté en m’asseyant à côté d’elle. Elle me tendit son MacBook en silence, mais son regard voulait tout dire. Répare mon ordinateur, le geek, et dépêche-toi. On me prend pour un technicien assez souvent pour que je sache reconnaitre l’expression.

« Je vais devoir faire vite. J’ai un cours à donner dans 5 minutes, lui dis-je.
— Vous enseignez ?
— C’est mon métier, oui. Il se trouve simplement que je supervise aussi l’équipe réseau. »

Elle a immédiatement réévalué ma classification. Plutôt que d’être un petit singe du réseau, associal et tapoteur de clavier, anonyme et sexuellement inadapté, maintenant elle me considérait comme un collègue. Pour les gens comme elle, les techniciens sont un mal nécessaire. Elle serait assez heureuse de tous les ignorer, de faire des blagues derrière leur dos ou de leur ricaner au visage, mais elle sait que quand elle aura besoin d’afficher son PowerPoint sur le projecteur2, elle aura besoin d’un technicien, et elle maintient donc une façade de politesse autour d’eux, tout en les rejetant à l’intérieur comme trop geek pour interagir avec.

J’ai regardé le MacBook. Je n’avais aucune expérience avec OS X à l’époque. Ceci-dit, Jobs n’était pas complètement idiot, et le symbole universellement reconnaissable du Wi-Fi s’affichait fièrement dans le coin supérieur droit de l’écran. Il ne me fallu que quelques secondes pour connecter l’appareil au réseau.

J’ai alors rendu le MacBook à la femme qui a lancé Safari. « L’Internet ne marche pas. » a-t-elle déclaré avec dédain.

J’ai entendu cette phrase tellement de fois, que ce soit par des élèves ou des enseignants, que j’ai une réaction toute prête. Normalement, je sors mon téléphone portable et je fais semblant de taper quelques chiffres. Le combiné à l’oreille, je dis : « Oui, passez-moi le bureau du président des États-Unis… Non, je ne peux pas patienter, c’est une urgence… Allo, Monsieur le Président, j’ai bien peur d’avoir de mauvaises nouvelles. Je viens d’être informé que l’Internet ne marche pas. »

Je me suis dit que la jeune femme n’apprécierait probablement pas le sarcasme, et je lui ai pris le MacBook pour y ajouter les paramètres du serveur proxy du campus. Je n’avais aucune idée de comment le faire sur OS X. Le proxy est là pour s’assurer que ni les professeurs ni les élèves ne puissent accéder à de la pornographie sur le réseau de l’école. Il filtre également la violence, l’extrémisme, les insultes, les réseaux sociaux, l’alcool, le tabagisme, le piratage, les jeux et les flux vidéo3. Ironiquement, si vous deviez chercher sur Google « les paramètres de proxy OS X », les meilleurs résultats seraient tous bloqués parce que vous auriez utilisé le mot « proxy », et que c’est un mot filtré.

« Sauriez-vous où sont les paramètres de proxy ? » lui ais-je demandé, plein d’espoir.

Je n’ai pas eu de réponse. J’aurais tout aussi bien pu lui demander « Pouvez-vous me dire comment réticuler des splines4 en utilisant un système de décodage hexagonal pour que je puisse construire une interface graphique en VisualBasic et suivre une adresse IP ? »

Il m’a fallu environ dix secondes pour trouver et remplir les paramètres de proxy. Je lui ai rendu son MacBook et elle a fermé puis rouvert Safari, au lieu de simplement rafraichir la page. « Merci. » Sa gratitude était immense.

J’étais sur le point de partir, quand elle m’a de nouveau arrêté. « PowerPoint ne marche pas. »

Cela ne justifiait probablement pas un appel au président des États-Unis. Je suis sûr qu’il a beaucoup d’intérêt pour les questions technologiques, mais la défaillance du principal outil de présentation au monde serait certainement un soulagement pour lui. Au moins, la NSA ne perdrait plus de diaporamas aussi mal conçus.

FAA702 Operations

Je me suis donc rassis et j’ai repris possession de son MacBook, encore une fois. La diapositive qu’elle regardait contenait une vidéo intégrée depuis YouTube, et comme je l’ai déjà dit, les flux vidéo sont bloqués. J’ai essayé de lui expliquer, ce à quoi elle m’a rétorqué que cela ne devrait pas poser de problème, que la vidéo était bien dans son PowerPoint, qui était affiché depuis sa clé USB. Je n’ai pas discuté, ça n’en valait vraiment pas la peine. A la place, j’ai fait ce que je fais d’habitude quand j’aide les gens et j’ai juste fait que ça marche. En utilisant la connexion 3G de mon iPad, j’ai mis en place un point d’accès temporaire, j’ai téléchargé la vidéo de YouTube en utilisant un site d’extraction5 bien connu et j’ai ensuite intégré la vidéo en local dans sa présentation.

« Alors, qu’est-ce que vous enseignez, a-t-elle demandé pendant que je travaillais sur sa présentation ?
— L’informatique, répondis-je.
— Oh… Je suppose que de nos jours, vous devez trouver que les gamins en savent plus sur les ordinateurs que leurs professeurs… »

Si vous enseignez l’informatique ou les télécommunications, c’est une phrase que vous allez entendre un million de fois, un milliard de fois, epsilon zéro fois, aleph fois. Bon j’exagère un peu, mais vous allez vraiment beaucoup l’entendre. Il y a évidemment des variantes de la phrase, qui toutes, vantent les capacités techniques des enfants d’aujourd’hui. Ma préférée vient de parents. « Oh, Johnny n’aura aucun problème pour l’informatique au bac6, il est toujours sur son ordinateur à la maison. » Les parents ont cette impression assez vague que les heures passées chaque soir sur Facebook et YouTube devraient se transformer, par une sorte d’osmose cybernétique, en compétence PHP, HTML, JavaScript et Haskell.

Normalement, quand quelqu’un me sort ce genre d’énormité, je me contente de hocher la tête et de sourire. Cette fois-ci, je ne pouvais tout simplement pas laisser passer. « Pas vraiment, non. La plupart des enfants ne savent pas se servir d’un ordinateur. » (Et vous non plus, même si ça, je ne l’ai pas ajouté.)

Elle avait l’air surpris par mon rejet de ce qui est généralement considéré comme un truisme. Après tout, les adolescents ne sont-ils pas tous des natifs du numérique7 ? Ils ont des ordinateurs portables, des tablettes, des consoles de jeux et des téléphones portables, ils doivent surement être le groupe démographique sur Terre le plus compétent avec la technologie. La cloche a sonné, et j’avais vraiment un cours à donner, je n’ai donc pas eu le temps de lui expliquer mes théories sur les enfants qui ne savent pas se servir d’un ordinateur. Peut-être qu’elle lira mon blog.

La vérité est que les enfants ne savent pas utiliser d’ordinateur généraliste, ni la plupart des adultes que je connais non-plus. Il y a bien un petit nombre de personnes, à l’école, que je considère techniquement compétents8. Ce sont grosso-modo des gens entre trente et cinquante ans, qui ont possédé un ordinateur personnel durant la majeure partie de leur vie d’adulte. Il y a bien sûr des exceptions parmi les enseignants comme parmi les élèves. Il y a toujours un ou deux enfants dans chaque promotion qui ont déjà commencé la programmation ou le développement Web ou qui peuvent démonter un ordinateur jusqu’à l’os, remplacer une carte mère et réinstaller un système d’exploitation. Il y a généralement quelques enseignants férus de technologie en dehors de cette tranche d’âge, souvent en mathématiques ou en sciences, qui sont seulement pris au dépourvu par les ordinateurs de l’école parce qu’ils n’ont pas les droits d’administrateur, mais ce sont des cas isolés.

Je suppose qu’avant de poursuivre, je devrais définir clairement ce que j’entends par « ne pas savoir se servir d’un ordinateur ». Être à la fois un gestionnaire de réseau et un enseignant signifie que je suis souvent le premier port d’escale pour un enseignant ou un élève en difficulté avec les ordinateurs et les périphériques associés. Comme mon technicien en chef aime le rappeler, « le problème est généralement dans l’interface entre la chaise et le clavier. » Voici quelques exemples de problèmes que je rencontre assez régulièrement.

Un élève de terminale9 m’amène son ordinateur portable, m’expliquant qu’il est très lent et n’arrête pas de s’éteindre. L’ordinateur portable est littéralement en train de hurler, les ventilateurs du processeur tournent à fond et la coque est désagréablement chaude. Je lance le gestionnaire des tâches pour voir que le processeur tourne à 100% bien que µTorrent soit la seule application ouverte (qui avait au passage environ 200 fichiers torrent activement partagés10). Je regarde combien de processus sont actifs et il y en a vraiment beaucoup, qui monopolisent le processeur et saturent la mémoire vive. Le comble, je ne peux en arrêter un seul. « Quel antivirus est-ce que tu utilises ? » Il me répond qu’il préfère ne pas utiliser d’antivirus parce qu’il a entendu dire que cela ralentirait son ordinateur. Je lui rend l’ordinateur portable et lui dis qu’il est infecté. Il me demande ce qu’il doit faire, je lui suggère de réinstaller Windows. Il me regarde fixement. Il ne sait pas se servir d’un ordinateur.

Une enfant lève sa main pendant mon cours. « Mon ordinateur ne s’allume pas. » dit-elle, avec l’air de désespoir de celle qui a déjà essayé tous les moyens imaginables pour faire marcher la chose. Je m’approche d’elle, j’allume le moniteur et l’écran d’ouverture de session de Windows s’éveille à la vie. Elle ne sait pas se servir d’un ordinateur.

Une enseignante m’apporte son ordinateur portable à l’école. « Cette saleté ne se connecte pas à Internet. » dit-elle en colère, comme si c’était de ma faute. « J’avais tonnes de travail à faire hier soir, mais je ne pouvais pas me connecter du tout. » Même mon mari a essayé et il n’a pas trouvé de solution alors qu’il est plutôt doué avec les ordinateurs. » Je prends le portable incriminé de ses mains, je bascule l’interrupteur de connexion sans fil qui se trouve sur le côté, et lui rend. Ni elle ni son mari ne savent se servir d’un ordinateur.

Un enfant frappe à la porte de mon bureau pour se plaindre qu’il ne peut pas se connecter. « As-tu oublié ton mot de passe ? » Il m’affirme le contraire. « Quel était le message d’erreur ? » Il hausse les épaules. Je le suis donc jusqu’à la salle informatique. Je le regarde taper son nom d’utilisateur et son mot de passe. Une boite de dialogue s’ouvre, mais l’enfant clique sur OK si vite que je n’ai pas le temps de lire le message. Il répète le processus trois fois, comme si l’ordinateur allait soudainement changer d’avis et lui donner accès au réseau. À sa troisième tentative, je réussis à apercevoir une partie du message. Je passe derrière son ordinateur et je branche le câble Ethernet. Il ne sait pas se servir d’un ordinateur.

Une enseignante m’apporte son tout nouvel iPhone, le précédent ayant été détruit. Elle a perdu tous ses contacts, ce qui l’énerve beaucoup. Je lui demande s’il lui était déjà arrivé, peu importe quand, de connecter son ancien iPhone à son ordinateur, mais elle ne s’en souvient plus. Je lui demande d’apporter son ordinateur portable en plus de son iPhone. Quand elle les rapporte le lendemain, je restaure son téléphone à partir de la sauvegarde qui se trouve sur son ordinateur portable. Elle a retrouvé ses contacts, ses photos aussi. Elle est contente. Elle ne sait pas se servir d’un ordinateur.

Un enseignant téléphone à mon bureau, pour se plaindre que son portable n’a « pas d’internet ». Je marche jusqu’à sa salle de classe. Il me dit que l’internet était là hier, mais qu’aujourd’hui il est parti. Son écran de bureau est une mosaïque d’icônes de Microsoft Office, posées en vrac. J’essaie rapidement de lui expliquer que le bureau n’est pas un bon endroit pour stocker ses fichiers, puisqu’ils ne sont pas sauvegardés sur le serveur, mais il s’en moque, il veut juste récupérer l’internet. J’ouvre le menu Démarrer et je clique sur Internet Explorer, qui affiche vaillamment sa page d’accueil. Il m’explique que l’internet était sur son bureau, mais qu’il n’y est plus. Je ferme Internet Explorer et commence à fouiller le bureau. Je finis par trouver le petit « e » bleu, bien caché au milieu d’un tas d’icônes PowerPoint et Excel. Je le lui montre. Il me montre un autre endroit sur l’écran, m’indiquant que c’est là qu’il était d’habitude. Je fais glisser l’icône à son emplacement d’origine. Il est content. Il ne sait pas se servir d’un ordinateur.

Un enfant lève la main. Il me dit qu’il a un virus sur son ordinateur. Je regarde son écran. Affichée dans son navigateur web, ce qui semble être une boite de dialogue d’avertissement de Windows XP l’averti que son ordinateur est infecté et lui propose un nettoyage gratuit et des outils de suppression. Il est sur un poste Windows 7. Je ferme l’onglet incriminé. Il ne sait pas se servir d’un ordinateur.

Ne pas vraiment savoir se servir d’un ordinateur est socialement acceptable si vous avez plus de vingt-cinq ans. Certaines personnes en sont même paradoxalement fières. Mais la croyance populaire voudrait que tous les moins de dix-huit ans soient des magiciens de l’informatique, et ce n’est tout simplement pas vrai. Ils peuvent utiliser certains logiciels, en particulier des applications web. Ils savent comment utiliser Facebook et Twitter. Ils savent utiliser YouTube et Pinterest. Ils savent même comment utiliser Word et PowerPoint et Excel. Demandez-leur de réinstaller un système d’exploitation et ils sont perdus. Demandez-leur de remplacer leur disque dur ou leur mémoire vive et ils s’écrouleront en état de choc. Demandez-leur ce que signifie HTTPS et en quoi c’est important et ils vont vous regarderont comme si vous parliez Klingon.

Ils cliquent sur « OK » sans lire le message des boites de dialogue. Ils choisissent des mots de passe comme « azerty1234 ». Ils éteignent leur ordinateur en maintenant le bouton d’alimentation enfoncé jusqu’à ce que l’écran s’éteigne. Ils laissent leur session ouverte sur un ordinateur et sortent de la salle. Si un programme ne répond pas assez vite à leur goût, ils vont cliquer sur le même bouton à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il se bloque complètement.


Comment ?

Comment diable en est-on arrivé à cette situation ? Comment une génération avec un tel accès à la technologie peut-elle aussi mal savoir s’en servir ?

Les parents

Je me suis planté, je suis sûr que beaucoup d’entre vous se sont plantés aussi. Lorsque nous avons acheté une XBox c’était Techno-papa à la rescousse. Je me suis joyeusement dépatouillé avec le fatras de câbles et j’ai créé des profils pour tout le monde. Quand le MacBook de mon fils a été infecté par le virus FlashBack, Techno-papa à la rescousse. J’ai regardé quelques tutoriels en ligne et j’ai ensuite passé le terminal à tabac jusqu’à ce que cette racaille soit éliminée. Lorsque nous avons acheté un « Raspberry Pi pour la famille », Techno-papa à la rescousse. J’ai branché le tout, flashé un OS sur la carte SD, puis je me suis rassis avec fierté, me demandant pourquoi personne d’autre que moi ne voulait utiliser la maudite chose. Tout au long de leur vie, je l’ai fait à leur place. Configurer du nouveau matériel, installer un nouveau logiciel et agir en tant que technicien maison quand les choses allaient mal. Au final, j’ai une famille d’analphabètes numériques.

L’école

Quand il est devenu évident que les ordinateurs allaient prendre de l’importance, le gouvernement britannique a reconnu que les nouvelles technologies11 devraient probablement faire partie du tronc commun dans les écoles. Étant eux-mêmes un tas d’analphabètes, les politiciens et leurs conseillers se sont tournés vers l’industrie pour lui demander ce qu’il fallait inclure dans le nouveau programme. À l’époque, il n’y avait qu’une seule industrie, et c’était Microsoft et son monopole. <sarcasm>Microsoft a longuement réfléchi à ce qui devrait être inclus dans le cursus et, après mûre réflexion, ils ont conseillé que les élèves devraient apprendre à utiliser des logiciels de bureautique.</sarcasm> Et ainsi est né le programme. <sarcasm>Les écoles ont longuement réfléchi à quels logiciels de bureautique il serait le plus approprié d’enseigner et, après mûre réflexion, ils ont choisi Microsoft Office.</sarcasm> C’est ainsi que, depuis 2000, les écoles ont enseigné des compétences Microsoft à leurs élèves (des compétences Adobe ont été introduites peu après).

Mais le programme n’est pas le seul domaine dans lequel nous nous sommes plantés. Les infrastructures réseau des écoles du Royaume-Uni sont tout autant à blâmer. Nous avons imité les réseaux d’entreprise, en empêchant les enfants et les enseignants d’accéder aux paramètres du système, à la ligne de commande et en exigeant des droits d’administrateur pour faire quoi que ce soit. Ils sont assis devant un ordinateur généraliste sans pouvoir faire de l’informatique générique. Ils ont accès à quelques applications et c’est tout. Les ordinateurs accédent à Internet au travers de serveurs proxy qui filtrent agressivement tout ce qui ne serait pas aussi insipide que Wikipédia, et la plupart des écoles ont un logiciel de filtrage supplémentaire de sorte qu’ils puissent maintenir une liste blanche de « sites appropriés ».

Windows et OS X

Mon premier ordinateur était un ESCOM P100 avec Windows 3.1. Mon second était un Packard Bell avec Windows 95. Mon troisième était une machine sur-mesure avec Windows XP. Mon quatrième était un ordinateur portable Acer avec Windows 7. J’utilise maintenant un MacBook Pro avec OS X (ou parfois Ubuntu, selon mon humeur et mon niveaux de paranoïa). Pour moi, Windows 7 a changé la donne. C’était la première fois que j’avais installé un système d’exploitation et n’avais littéralement rien eu à configurer. Même un professeur d’éducation physique aurait pu le faire.

Windows 7 (je déteste 8, mais c’est une autre histoire) et Mac OS X sont de magnifiques systèmes d’exploitation. Ils sont faciles à utiliser, ne nécessitent pratiquement pas de configuration, incluent ou fournissent un accès facile à tous les pilotes nécessaires, et généralement « juste marchent ». C’est fantastique que tout le monde, du plus petit des enfant au plus âgé des grands-parents, puisse désormais utiliser un ordinateur sans la moindre compétence technique, mais c’est aussi un désastre. Ça n’avait pas toujours été comme ça. Utiliser un système d’exploitation était un travail difficile. Quand les choses tournaient mal, il fallait se remonter les manches et mettre les mains dans le cambouis pour arranger les choses. Vous appreniez les systèmes de fichiers, les paramètres de registre et les pilotes pour votre matériel. Plus maintenant.

Je suppose qu’on pourra un jour en dire autant de l’aptitude à conduire. Il y aura toujours des geeks de l’automobile, qui construiront des voitures en kit et qui passeront des jours sur la piste à perfectionner leurs compétences de conduite. Le reste d’entre nous pourra s’assoir et se détendre tandis que Google nous amènera au travail et nous en ramènera dans de petites bulles privatives.

Les téléphones portables

Le téléphone portable a tué la compétence technique. Nous transportons maintenant tout autour de nous des ordinateurs qui prétendent être les téléphones portables ou des tablettes. La plupart des gens ne pensent même pas à leur téléphone comme à un ordinateur. Il s’agit d’un appareil pour accèder facilement et rapidement à Google. C’est un appareil qui nous permet de prendre des photos et de les publier sur Facebook. C’est un appareil qui nous permet de jouer à des jeux et de publier nos scores sur Twitter. C’est un appareil qui verrouille le système de fichiers (ou nous le cache). C’est un appareil qui ne permet que l’installation d’applications aseptisées au travers d’une boutique règlementé. Il s’agit d’un appareil dont le matériel ne peut pas être mis à niveau ou remplacé et sera obsolète dans un an ou deux. C’est un dispositif qui est aussi proche d’un ordinateur généraliste que le jouet Fisher Price que j’ai eu quand j’avais trois ans.

Ficher Price Chatter Phone

Voici donc où l’on en est. Inventons quelques statistiques pour illustrer mon propos. Mettons que 5% d’entre nous avait un ordinateur à la maison il y a 20 ans, alors vous pourriez presque garantir que 95% de ces propriétaires d’ordinateurs étaient compétents techniquement. Aujourd’hui nous allons supposer que 95% d’entre nous ont un ordinateur à la maison, alors je dirais qu’environ 5% de ces propriétaires sont techniquement compétents.

C’est effrayant et je suis sûr que les vraies statistiques seraient encore plus effrayantes. C’est quelque chose qui devrait tous nous inquiéter.

Pourquoi ?

La technologie affecte plus que jamais notre vie. Nos ordinateurs nous donnent accès à la nourriture que nous mangeons et aux vêtements que nous portons. Nos ordinateurs nous permettent de travailler, de socialiser et de nous divertir. Nos ordinateurs nous donnent accès à nos services, nos banques et nos politiques. Nos ordinateurs permettent à des criminels de nous atteindre pour nous voler nos données, notre argent et nos identités. Nos ordinateurs sont maintenant utilisés par nos gouvernements pour surveiller nos communications, nos comportements et nos secrets. Cory Doctorow l’exprime beaucoup mieux que moi quand il dit :

Il n’y a pas d’avions, juste des ordinateurs qui volent.
Il n’y a pas de voitures, juste des ordinateurs dans lesquels nous nous asseyons.
Il n’y a pas de prothèse auditive, juste des ordinateurs que nous mettons dans nos oreilles.

Cet été de la surveillance12 m’inquiéte.

Après les premières révélations de Snowden13, je me suis rendu compte en allant à l’école le lundi, que la plupart de mes collègues et des élèves n’avaient soit pas entendu parler du scandale, ou simplement qu’ils s’en fichaient. Alors que je me suis affairé à supprimer mes comptes en ligne et à verrouiller mes machines, mes amis ont commencé à me traiter de paranoïaque et à faire des blagues sur des chapeaux en aluminium14. Ma famille haussa les épaules, histoire de dire « mouais », en marmonnant le fameux « si tu n’as rien à cacher, tu n’as rien à craindre ». Et puis à l’improviste, David Cameron annonce que les fournisseurs d’accès15 allaient devoir commencer à filtrer Internet. Ce qui est présenté comme un « filtre porno » filtrerait en réalité par défaut beaucoup plus que le porno, selon l’enquête de l’Open Rights Group. Pour couronner le tout, la conseillère de Cameron sur ces questions a vu son site Web piraté et affiche à quel point elle est elle-même analphabète techniquement.

C’est aujourd’hui que sont formés les politiciens, les fonctionnaires, les fonctionnaires de police, les enseignants, les journalistes et des chefs d’entreprise de demain. Ces gens ne savent pas se servir d’un ordinateur, mais ils vont créer des lois concernant les ordinateurs, appliquer les lois concernant les ordinateurs, apprendre aux jeunes à se servir d’un ordinateur, faire des reportages sur les ordinateurs dans les médias et du lobbying auprès des politiciens à propos des ordinateurs. Pensez-vous que cet état de fait soit acceptable ? J’ai David Cameron qui me dis que le filtrage d’Internet est une bonne chose. J’ai William Hague qui me dit que je n’ai rien à craindre des services de renseignement16. J’ai une question pour ces décideurs :

Sans avoir recours à Wikipédia, pouvez-vous me dire quelle est la différence entre Internet, le World Wide Web, un navigateur Web et un moteur de recherche ?

Si vous ne pouvez pas, alors vous n’avez pas le droit de prendre des décisions qui affectent mon utilisation de ces technologies. Essayez. Vos amis savent-ils faire la différence ? La faites-vous ?


Réparer tout ça

Les parents

Arrêtez de réparer les choses pour vos enfants. Vous passez des heures à leur apprendre à aller sur le pot17 alors qu’ils en sont encore à leurs premiers balbutiements, parceque savoir se servir des toilettes est une compétence à peu près essentielle dans la société moderne. Vous devez en faire de même avec la technologie. Achetez-leur un ordinateur par tous les moyens, mais si les choses tournent mal, laissez les réparer eux-même. Achetez-leur un smartphone, donnez leur 10 € par an18 de budget sur l’App Store, qu’ils apprennent pourquoi les micro-paiements intégrés aux applications19 sont une mauvaise idée. Lorsque nous apprenons à nos enfants à faire du vélo, à un moment donné, nous devons retirer les petites roues20. Voici une autre idée : Quand ils auront dix ans, donnez-leur un fichier texte brut avec 10 000 clés WPA2, et dites leur que la bonne est là, quelque part. Voyez avec quelle vitesse ils découvriront Python ou Bash.

L’école

Au Royaume-Uni, nous nous approchons d’une solution. Michael Gove21 et moi vivons une relation amour-haine, mais j’aime vraiment ce qu’il fait pour le programme d’informatique. Nous avons juste besoin de nous assurer que les recteurs d’académie22 continuent de jouer le jeu de l’informatique, et ne profitent pas de la réforme du programme pour économiser de l’argent en rognant sur le sujet.

Nous pourrions néanmoins en faire plus encore. Nous devrions apprendre aux enfants à ne pas installer des logiciels malveillants, au lieu de verrouiller les machines de sorte que ce soit pratiquement impossible. Nous devrions enseigner aux enfants à rester en sécurité quand ils sont en ligne, plutôt que de filtrer leur Internet. Google et Facebook récompensent les enfants qui parviendraient à trouver et à exploiter des failles de sécurité dans leurs systèmes. À l’école, nous excluons les élèves qui auraient tenté de pirater nos systèmes. Est-ce juste ?

Windows et OS X

Utilisez Linux. D’accord, ce n’est pas toujours pratique, mais la plupart des distributions Linux vous permettent de vraiment apprendre à vous servir d’un ordinateur. Tout le monde devrait s’y être frotté, au moins une fois dans sa vie. Si vous ne pensez pas utiliser Linux, alors jouez avec le terminal si vous êtes sur OS X, il est vraiment amusant et vous aurez l’impression d’être un vrai bidouilleur23, tout comme avec la ligne de commande ou PowerShell sur Windows.

Les téléphones portables

Là, c’est un sujet délicat. iOS est une cause perdue, à moins que vous ne le déverrouilliez24, et Android n’est pas beaucoup mieux. J’utilise Ubuntu-Touch, et il a ses avantages. Au moins vous sentez que le téléphone portable vous appartient. Ok, je ne peux pas utiliser la 3G, il se bloque lorsque j’essaie de passer des coups de fil et l’appareil carbure tellement que dans la poche de ma veste il se double d’un excellent chauffe-téton, mais il y a du potentiel.


Conclusion

Tout cela est déjà arrivé auparavant, ce n’est pas un phénomène nouveau. Il y a cent ans, si vous étiez assez chanceux pour posséder une voiture, vous saviez probablement comment la réparer. Les gens savaient au moins faire la vidange, changer les pneus, ou même régler le moteur. J’ai possédé une voiture durant la majeure partie de ma vie d’adulte mais elles restent un vrai mystère pour moi. En tant que tel, je suis dépendant de vendeurs pour me dire laquelle acheter, de mécaniciens pour me dire ce qui ne va pas puis l’arranger pour moi. Avec les progrès de la technologie je deviens également dépendant de la navigation par satellite. Je me demande si mon fils de cinq ans aura un jour besoin d’apprendre à conduire. Sa voiture le fera pour lui. Quand il aura besoin de la faire réparer, il sera dirigé vers le mécanicien qui aura dépensé le plus pour sa publicité en ligne. Quand il voudra s’arrêter pour manger un morceau, il sera dirigé vers le fast-food qui aura dépensé le plus pour sa publicité en ligne. Quand il aura besoin de recharger ses cristaux de dilithium, il sera dirigé vers la station de charge qui aura dépensé le plus pour sa publicité en ligne.

J’attends des gens qui aideront à façonner notre future société, qu’ils comprennent la technologie qui les aidera à façonner notre future société. Pour que cela arrive, nous devons inverser la tendance qui voit l’analphabétisme numérique augmenter de façon exponentielle. Nous devons agir ensemble, en tant que parents, en tant qu’enseignants, en tant que décideurs. Formons une génération de hackers.

Qui est avec moi ?


Notes

  1. [retour] TL;DR “Too Long; Didn't Read”, « Trop long; pas lu » : Sigle utilisé pour exprimer qu’un message trop long n’a pas été lu, ou pour indiquer un résumé sarcastique.
    http://fr.wiktionary.org/wiki/TLDR
  2. [retour] IWB “Interactive White Board”, « Tableau blanc interactif » : un tableau sur lequel vous pouvez afficher le contenu d’un ordinateur et le contrôler directement du tableau à l’aide d’un crayon-souris ou avec les doigts.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tableau_blanc_interactif
  3. [retour] Video streaming, « Flux vidéo » : Permet la lecture d’un flux vidéo à mesure qu’il est diffusé. On l’oppose en principe à la diffusion par téléchargement de fichiers.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Streaming
  4. [retour] Reticulating splines, « Réticulation des splines » : Une phrase pseudo-scientifique, imaginée par Will Wright comme clin d’œil aux joueurs de Sim City 2000.
    http://sims.wikia.com/wiki/Reticulating_splines
  5. [retour] Ripping, « Extraction » : Copie de données, audio ou vidéo, de leur support d’origine vers un autre. Typiquement, la copie d’un disque optique ou le téléchargement d’un flux vidéo vers un fichier.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Rip_(informatique)
  6. [retour] A-Level, “Advanced Level”, « Baccalauréat » : Un examen passé par les jeunes Britanniques au cours des deux dernières années de leur éducation secondaire.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/A-level
  7. [retour] Digital native, « Natif du numérique » : Une personne ayant grandi dans un environnement numérique comme celui des ordinateurs, de l’Internet, des téléphones mobiles et des baladeurs MP3
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Natif_num%C3%A9rique
  8. [retour] Savvy, « Futé » : Capable de comprendre et de s’adapter.
    http://fr.wiktionary.org/wiki/savvy
  9. [retour] Sixth-former, « Sixième niveau » : Élève en fin de cycle secondaire, généralement entre 16 et 18 ans, préparant ses examens de A-Level.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Sixth_form
  10. [retour] Seed, « Semence » : Un client partageant un fichier qui a déjà lui-même complété.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/BitTorrent_(protocole)
  11. [retour] ICT, “Information and communications technology”, « Technologies de l’information et de la communication » : Les techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement de l’informatique, de l’Internet et des télécommunications.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Technologies_de_l’information_et_de_la_communication
  12. [retour] Summer of Surveillance, « Été de la surveillance » : Discours de Ted Poe, délégué du Texas, devant la Chambre des représentants du Congrès des États-Unis.
    http://votesmart.org/public-statement/791929/summer-of-surveillance
  13. [retour] PRISM : Officiellement US-984XN1, un programme de surveillance électronique américain de collecte de renseignements à partir d’Internet et d’autres fournisseurs de services électroniques.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/PRISM_(programme_de_surveillance)
  14. [retour] Tinfoil hats, « Chapeau en aluminium » : Une coiffe composée d’une ou plusieurs feuille de papier aluminium, utilisée dans le but de prémunir son cerveau de l’influence d’une prise de contrôle par des aliens. Un stéréotype utilisé pour tourner en dérision la paranoïa, le délire de persécution et les théories conspirationnistes.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapeau_en_aluminium
  15. [retour] ISP, “Internet service provider”, « Fournisseur d’accès à Internet » : Un organisme, généralement une entreprise mais parfois aussi une association, offrant une connexion à Internet.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fournisseur_d’accès_à_internet
  16. [retour] CGHQ, “Government Communications Headquarters”, « Quartier-général des communications du gouvernement » : Le service de renseignements électronique du gouvernement britannique.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Government_Communications_Headquarters
  17. [retour] Pot-training, « Entraînement à la propreté » : Le processus au cours duquel un enfant apprend à devenir propre et à cesser de souiller ses couches, afin d’utiliser les toilettes pour la défécation et la miction.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Entraînement_à_la_propreté
  18. [retour] 10 £, « 10 € » : Approximativement 11.62 € au 15 août 2013.
    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Euro_exchange_rate_to_GBP.svg
  19. [retour] In-app purchase, « Achats intégrés aux applications » : Un service de paiement permettant d’acheter des services ou des contenus de faible valeur unitaire.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Micropaiement
  20. [retour] Training wheels, « Roues d’entrainement », « Roulettes » : Roues additionnelles stabilisatrices pour faire apprendre le vélo aux enfants.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Training_wheels
  21. [retour] Gove, Michael Andrew Gove : Journaliste, auteur et homme politique britannique. Il est ministre de l’éducation depuis le 12 mai 2010.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Gove
  22. [retour] Academy Heads, “Head teacher”, « Professeur principal » : Enseignant le plus ancien, directeur et superviseur d’une école.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Head_teacher
  23. [retour] Hacker, « Bricoleur » : Une personne qui se délecte de la compréhension approfondie du fonctionnement interne d’un système, en particulier des ordinateurs et réseaux informatiques.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Hacker_(université)
  24. [retour] Jail-break, « Évasion » : Un processus permettant aux appareils tournant sous le système d’exploitation mobile iOS d’obtenir un accès complet à toutes les fonctionnalités du système d’exploitation, éliminant ainsi les restrictions imposées par Apple.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jailbreak_d’iOS

Références

141 thoughts on “Les enfants ne savent pas se servir d’un ordinateur et vous devriez vous en inquiéter.

  1. Phiphou

    Superbe démonstration d’un phénomène que je connais bien !

    Développeur, et geek dans l’âme, je suis souvent vu comme “Monsieur informatique” par mes proches et mes amis. Combien de fois ai-je vécu des situations analogues à celles que tu relates !

    Je pense qu’il ne faut cependant pas tout mettre sur le dos des “utilisateurs” : les cases pré-cochées, ou bien les messages d’alertes mal traduits qui ne signifient plus rien, sont quand même des “pièges”.
    Des fois, ce sont même les “conseils” de “ceux qui savent” qui sont cause de problème: “tu cliques sur suivant, suivant, suivant…”, “ça tu peux l’ignorer” – réponse du pseudo connaisseur qui ne sait pas, etc. D’ailleurs je pense que les principaux “dangers” sont ces personnes et parfois même des magazines ou sites “reconnus”), qui colportent des “âneries”, comme le coup de l’antivirus auquel tu fais référence…

    Tant qu’on n’expliquera pas que l’informatique (oui c’est peu général mais bon…) c’est comme une langue ou une culture : il faut apprendre et pratiquer longtemps pour “l’utiliser” correctement. Aujourd’hui, les publicitaires leur disent exactement le contraire, difficile de trop blâmer le consommateur.

    Reply
    1. Remi DG

      Merci pour cet article tres intéressant.
      J’ai appris l’informatique en démontant un ordinateur, chose que peu de mes collègues ont eu la chance de faire…
      Merci

      Reply
  2. fizici1David

    Merci pour cet article très intéressant. Je suis enseignant et il exprime exactement le ressenti que j’ai depuis un certain temps sur la façon dont l’informatique est enseignée.

    Reply
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  5. Shikibu

    Je plussoie ! surnommée “the computer wizard” depuis les années 80 (alors qu’au départ j’étais chanteuse lyrique…) je suis désespérée par l’inculture informatique – et parfois même chez des “informaticiens” qui se perdent dans les outils en ne regardant pas la finalité. Je salue aussi le courage du professeur d’informatique, parce qu’il est difficile d’enseigner une matière où il faut travailler par soi-même. Continuons le combat !

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  7. mirza

    Merci beaucoup pour la traduction.
    Le combat est le même pour l’apprentissage et l’utilisation de la langue (française dans notre cas, mais ça peut valoir pour toutes les autres aussi).
    Tiens, “by the way”, on ne dit pas “un tutorial, des tutoriaux” (c’est en anglais qu’on écrit “tutorial”) mais “un tutoriel, des tutoriels” ;)

    Reply
  8. Arnaud

    Plutôt que de commencer l’article par un commentaire condescendant invitant les visiteurs un peu trop pressés à rejoindre YouTube ou Twitter, pourquoi ne pas plutôt les orienter vers les boutons “Print” et “email” du bas de page, voire leur proposer d’envoyer l’article sur leur liseuse préférée.

    Après tout, ils ont peut-être plus de temps dans le métro ou sur la plage que devant leur écran.

    Merci d’avoir fait l’effort et d’avoir pris le temps de traduire cet article en tout cas.

    Reply
    1. Arnaud

      J’avais raté le fait que ce chapeau était aussi présent dans l’article anglais… Mea culpa.

      Bravo pour la traduction !

      Reply
  9. Minuitpois

    Je ne suis pas d’accord. On ne devrait pas devoir être un technicien de l’informatique pour utiliser un ordinateur. On ne doit pas être un garagiste pour utiliser une voiture. Le système d’exploitation, c’est ce qu’il y a sous le capot. Cela doit être invisible et transparent. On ne doit pas être garagiste pour protéger suffisamment sa voiture pour quelle ne se fasse pas voler, on ne doit pas être informaticien pour empêcher que notre ordinateur se fasse pirater. On ne doit pas avoir a ce soucier de gérer ses sauvegarde. Toutes ces connaissances sont utile si l’informatique est notre métier, mais pour l’utilisateur elle n’est qu’un support qui doit fonctioner sans faille et se faire oublier.
    Nous vivons toujours le début de l’informatique, avec les tablette et smartphone on a franchi un grand pas dans l’utilisabilite de ces systèmes, mais il reste encore du chemin a parcourir, car tous ces défauts qui nous font encore trébucher lors de l’utilisation d’un ordinateur sont le reflet de la jeunesse et de l’immaturité du domaine.
    Autrefois, on était par défaut ´root´ sur son ordinateur. C’était une erreur de jeunesse. Aujourd’hui quand une application sous android nécessite de ´rooter ´ sa machine, l’utilisateur a un peu peur, et il a raison.
    Tous les cas décrits montrant des utilisateurs désempares nous montrent des problèmes qui doivent être fixés par les constructeurs et développeurs.

    Reply
    1. Little_Yokai (@Little_Yokai)

      Il y a une marge entre “être garagiste” et “Savoir le B-A-BA du fonctionnement de sa voiture” et être capable de dire que si tel truc cloche, ça doit être du à tel truc (Oui j’y connais rien en voiture) et être capable de la “réparer” sans avoir besoin de courrir au garagiste à la moindre petite loupiotte qui s’allume. C’est ce que sait faire mon père et que je ne sais pas faire, et il serait profitable pour tout le monde que les gens soient mieux formé à l’informatique en général et comprennent ce qu’ils utilisent plutôt que d’utiliser des outils sans avoir aucune idée de comment ça fonctionne même de manière simplifiée.

      Quand je suis face à mes utilisateurs et que je leur demande s’ils utilisaient outlook express ou outlook 2003 pour consulter leurs mails, ou s’ils consultaient en webmail, je ne demande pas la lune, et pourtant 9 fois sur 10 ils seront incapable de me répondre et parfois tout juste capable de reconnaitre l’interface de leur outil de travail journalier si je l’ouvre devant leurs yeux.

      Cet article met des mots sur un problème d’actualité qui ne cesse de prendre de l’importance.

      Reply
      1. anonyme

        Ya un autre problème que l’on retrouve et dans l’informatique et dans les bagnoles, c’est que tout est fait de plus en plus pour qu’on ai et pas envie de bricoler, fouiller chercher a comprendre et pourquoi pas réparer ou changer soit même le truc qui merde, quand ce n’est pas tout simplement rendu impossible a moins d’avoir là pour le coup l’équipement d’un garagiste voir même du constructeur de la dite bagnole…

        Et vu comment l’informatique s’incruste de plus en plus dans les bagnoles…

        C’est toujours pareil, faut taper de partout.

        Former un minimum les gens et avoir des lois, une organisation, des structure qui vont a l’opposé de toute cette fermeture, cet emprisonnement, ce non control directe de l’humain sur la machine.

      2. Thau

        Donc vous ne savez pas vous servir d’une voiture ?
        Le défaut de cet article est qu’il ne donne pas de définition de “savoir se servir d’un ordinateur”, la liste d’exemples données ne faisant pas office de définition. Ils sont d’ailleurs très disparates et loin d’être équivalents dans les “incompétences” des utilisateurs qu’ils révèlent (quel rapport entre la gamine qui a oublié d’allumer son écran et la femme qui ne sait pas qu’elle peut récupérer les données de son iphone sur son portable ?)
        L’analogie avec la voiture me paraît donc totalement opportune. Nous savons presque tous nous servir d’une voiture (démarrer, changer les vitesses, tourner, respecter la signalisation, faire le plein), et pourtant nous sommes nombreux (enfin, vous êtes nombreux) à être désemparés au moindre pépin, fut-il bénin. Nous sommes incompétents en mécanique.
        La plupart des personnes moquées ici, savent se servir d’un ordinateur (l’allumer, ouvrir et utiliser les logiciels dont ils ont besoin, taper au clavier, manipuler la souris), mais sont incompétents en informatique, et sont donc désemparés au moindre pépin, fut-il bénin.

    2. Nico

      Je suis d’accord avec toi Minuitpois, l’OS devrait être invisible.
      Cependant, connaître les bases reste nécessaire. On passe bien un permis de conduire, non ?Pourquoi n’aurais-t-on pas un permis d’utiliser un ordinateur ?

      Reply
    3. Pierre-Yves Le Borgne

      Il me semble que si le permis de conduire existe, c’est justement pour avoir des gens qui comprennent les risques que l’on peut rencontrer sur la route, les comportements a avoir, etc. IMO le permis prepare a la conduite. Alors que les formations en informatique que l’auteur decrit ne forment PAS a l’utilisation des TIC.
      Et l’IT, c’est pas un moyen de transport pour personnes, c’est de nombreuses applications, dont un outil de transport de donnees, qui passent par des tuyaux pouvant etre ecoutes. Entre me faire rouler en achetant une voiture un peu plus chere que sa vraie valeure (pas enormement plus, car il y a concurrence entre constructeurs), et me faire piquer mon fric parce que mon code de CB n’etait pas chiffre lors d’un achat en ligne, j’ai choisi :)

      Reply
    4. Jay

      Bonjour
      Je suis d’humeur joyeuse et taquine, et j’en profite pour vous dire à quoi me fait penser ce commentaire (que j’entends aussi souvent de mon côté, l’informatique ça devrait être simple) : vous rappelez-vous de ce sketch des inconnus, Les langages hermétiques, où M. Gentil a affaire, tout au long de sa vie, aux baragouinages du banquier, du garagiste, de l’avocat, tous n’ayant que pour seul objectif de l’embobiner et de le faire payer ? Sinon, n’hésitez pas à le chercher sur internet et le relire ou le réécouter.
      Puis demandez-vous si vous n’avez pas déjà entendu un vendeur de la FNAC vous dire, lorsque vous n’arrivez pas à taper un texte sous Word : “Ah oui, mais c’est parce que votre ordinateur, acheté l’année dernière, est périmé ! Il vous faut Windows 8 (beurk!!!) et acheter cet antivirus, parce qu’il attrape bien plus de virus que le votre”…

      Sinon pour le reste de l’article, je retiens surtout un message : laisser les enfants (et les parents, amis, collègues…) se faire leurs armes…

      Reply
    5. aztazt

      Dans ce cas, qu’on impose un permis d’utiliser un ordinateur. Et à mon avis, ce ne sont pas 20 heures qui seront nécessaires mais bien plus.

      Reply
      1. Bruno RIVIER (FdG/PG)

        La loi Hadopi c’est exactement çà !
        Cette loi vous imposait de sécuriser votre réseau…et il y a des FAI qui vous servent encore votre Wifi perso avec une sécurisation WEP (qui tombe en moins de 2 heures).

      2. djyoshi

        à “Bruno RIVIER (FdG/PG)”
        Allez sécuriser votre réseau avec le pare-feu openoffice
        c’est pour dire qu’une loi sur l’informatique votée par des gens qui n’y connaissent rien est une mauvaise loi (ex:Christine Albanel / Hadopi 1)
        “Cette loi vous imposait de sécuriser votre réseau”
        ça je veux bien, mais il ne disais pas comment sécuriser un réseauu.

    6. Nico

      en tout cas si m’a portière ne s’ouvre pas, je tourne la clef pour l’ouvrir, je vais pas cher le garagiste

      Reply
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  11. gemp

    Intéressant article qui pourrait, néanmoins, s’appliquer à beaucoup de choses qui composent notre quotidien…
    Juste un détail : la traduction de « in-app purchase » par « micropayement » est incorrecte. Le premier est le fait d’acheter quelque chose à l’intérieur d’une application (des crédits, des fonctionnalités, du contenu, etc.), le second caractérise le coût de l’achat, quel que soit son contexte. Ce dernier a, à mon avis, un grand avenir ; le premier est, effectivement, parfois assez vicieux et, souvent, pas « micro » du tout.

    Reply
    1. Nicolas Le Gland Post author

      Dans les faits, je suis parti du principe que les “in-app purchase” sont généralement des micro-paiements. Faute de traduction élégante du premier, le second est resté. Pas une traduction littérale donc, mais je la pense dans l’esprit du texte original.

      Reply
      1. gemp

        Sans vouloir être tatillon, je pense justement que ça dessert le propos de l’auteur ; j’ai été surpris, dans le cours de cet article cohérent, d’y trouver cette affirmation. Elle est devenue beaucoup plus compréhensible dans la version originale que j’ai lue par la suite.

        Le micropayement est un moyen d’acheter une partie d’un tout, seulement celle qui intéresse, comme un article dans un journal sans acheter tout le journal. Ou encore de valoriser cette partie dans un contexte de gratuité (je pense à flattr.com). C’est effectivement le cas de certains achats « in-app » (pour lesquels, je crois un néologisme est nécessaire).

        Ce que j’ai pu personnellement constater, dans les faits, c’est que ceux-ci sont plutôt relativement chers, consistant en premier lieu à acheter l’app concernée, pour en lever les limitations ou éviter les publicités, voire ajouter des modules ou des fonctionnalités qui en démultiplient le coût. Sans compter l’achat de crédits destinés à faciliter un jeu où là, pour le coup, les montants peuvent être astronomiques, fréquemment de manière inversement proportionnelle à la qualité dudit jeu.

        Ce que voulait signifier l’auteur, à mon sens, particulièrement avec la suggestion du budget de £10, c’est de faire prendre conscience que ces achats « in-app » sont souvent impulsifs. S’ils n’étaient que des micropayements, ça ne prêterait pas beaucoup à conséquence, puisque ce serait quelques cents par-ci, par-là, mais ce n’est justement pas le cas.

        Et je me joins aux louanges pour l’ensemble de la traduction (et les notes de bas de page où j’ai même appris une chose :)

  12. Alex Illustrateur

    “Utilisez Linux” OUF !
    J’ai eu peur de ne pas lire cette injonction dans l’article. :)

    Reply
    1. anonyme

      Grosse erreur d’ailleurs, il faut “Utilisez GNU/Linux”, avec juste Linux, on va pas loin…

      Reply
  13. Erwan

    Sur ce sujet l’Académie des Sciences a récemment publié un rapport sur l’enseignement de l’informatique en France :

    http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rads_0513.pdf

    Personnellement j’ai trouvé ce rapport très lucide à la fois sur les problèmes et les solutions proposées… et lucide aussi dans son sous-titre : “il est urgent de ne plus attendre !” (pas bien sûr qu’ils aient été entendus par contre…)

    Reply
  14. V

    Merci pour ce texte, que j’approuve totalement. Je ferai tout pour que mes enfants ne soient pas des handicapés de l’informatique, même si la majorité des gens autour de moi ne comprend pas pourquoi je m’acharne à vouloir leur inculquer “de force” des “compétences informatique dont ils ne se serviront pas…” :-(

    Reply
    1. Erwan

      Il y a des contre-arguments sérieux à l’idée (fausse) selon laquelle les “compétences informatique ne serviront pas” à la plupart des gens : de nombreuses questions de société essentielles à l’avenir (en fait dès maintenant) requièrent une familiarité avec les concepts et les techniques de base informatiques : les enjeux autour de la vie privée sur les réseaux, la compréhension globale des possibilités de traitement des données de masse, les questions de filtrage algorithmique, etc… tout cela fait qu’un bagage informatique minimal est désormais nécessaire même pour un simple citoyen : laisser ces questions aux seuls experts (d’ailleurs peu entendus en général par rapport à la comm des grosses entreprises) est un vrai danger pour la démocratie. On pourrait certainement faire une liste au moins aussi longue que celle de cet article sur toutes les confusions, illusions, risques inconsidérés très répandus dans la société face à ces nouveaux problèmes.

      Cette éducation est en fait aussi nécessaire que le sont l’histoire, la géo, les sciences naturelles, etc à ceux dont le travail n’aura rien à voir avec ces matières : c’est une culture générale minimale qui permet de comprendre le monde dans lequel on vit.

      Reply
      1. je_m_menerve

        Il y a des contre-arguments sérieux à l’idée (fausse) selon laquelle les “compétences en médecine ” ne serviront pas à la plupart des gens,
        Il y a des contre-arguments sérieux à l’idée (fausse) selon laquelle les “compétences en climatologie ” ne serviront pas à la plupart des gens,
        Il y a des contre-arguments sérieux à l’idée (fausse) selon laquelle les “compétences en mécanique ” ne serviront pas à la plupart des gens,
        Il y a des contre-arguments sérieux à l’idée (fausse) selon laquelle les “compétences en batiment ” ne serviront pas à la plupart des gens,
        Il y a des contre-arguments sérieux à l’idée (fausse) selon laquelle les “compétences en histoire de l’informatique, de la médecine, du batiment ” ne serviront pas à la plupart des gens,
        vous avez compris l’idée?
        bien sur je ne parle pas de compétences en argumentation, en éloquence, en rédaction (rien à voir avec LE Français!
        je suppose que vous comprenez que moi je ne suis pas prof. et que les prof. à la fin ils en font trop (pour être poli!)
        au fait je suis informaticien et l’informatique telle qu’elle est devenue me gonfle et je ne vais surtout pas demandé que mes enfants se fassent chiez (je corrige pas je suppose que les lecteurs attentionnés se feront … à le faire c’est tellement essentiel;) avec CETTE MERDE! excusez moi mais là je m’emporte!!!!
        enfin qu’on le veuille ou non être bref c’est une qualité (je crois!)
        c’est pas la mienne je le reconnais
        Bonnes vacances

      2. anonyme

        Pour palier l’analphabet en intelligence ci dessous votre commentaire, je me contenterais simplement de vous remercier pour avoir si bien dit LA chose.

      3. Erwan

        @je_m_menerve

        la colère n’est pas le meilleur état d’esprit pour une discussion utile et enrichissante, comme le montre votre réponse, sans compter qu’elle nuit un chouïa à la clarté du propos… Je ne sais pas du tout à quoi vous faites référence quand vous dites “l’informatique telle qu’elle est devenue” ??

        A part ça, je maintiens que l’informatique (en général) est déjà (et sera de plus en plus) beaucoup plus présente dans la vie de tous les jours que tous les domaines que vous donnez en exemple. C’est pourquoi il me semble souhaitable de l’enseigner (sérieusement) à l’école. À l’heure actuelle la seule raison pour laquelle ce n’est pas fait c’est que c’est un domaine beaucoup plus récent que les autres matières enseignées, donc pas encore entré dans les mentalités des gens chargés de la politique éducative.

      4. Tristan Jahier

        @je_m_menerve

        Tu as l’air remonté notamment contre les gens qui corrigent les autres dans les commentaires. On dirait que toi tu ne trouves pas ça essentiel justement. Et plus haut tu parles d’éloquence, de rédaction etc.

        Mais en fait, elle est peut-être là l’utilité de tout ça. Parce que là, on ne comprend absolument rien à ton commentaire.

      5. moudubou

        Et pourtant, si l’outil informatique est d’une puissance rare pour qui sait s’en servir (sous-entendu, un professionnel), il est réellement inutile pour le citoyen lambda. Franchement, qu’est-ce qu’il en a à faire de savoir installer un OS. Lui, il veut une machine qui fonctionne! D’ailleurs, tous ces raffinements, cette complexité, il ne l’a pas demandée. Lui, il voulait simplement (le con?) que ça fonctionne sans planter, que ça soit rapide ET aussi qu’on puisse éteindre son ordinateur avec la prise de courant (comme aux débuts quoi!), sans devoir attendre des plombes que les mises à jour se fassent. Parce que bon, les mises à jour, la sécurité, est-ce que c’est censé être son problème à lui?
        Dénoncer les analphabètes informatiques, c’est reprocher à des gens sa propre incompétence à rendre l’outil meilleur, un minimum fiable et robuste. Dénoncer les analphabètes informatiques, c’est surtout se tromper de cible. Quand je vois l’état de la profession (du décideur au développeur), j’ai honte. Ne serait-ce que cette manie de vendre des logiciels même pas terminés dont on sait qu’ils poseront problème (oh bah suffira d’attendre la mise à jour hein, ma brave dame!). Mais encore heureux que l’utilisateur lambda ne s’éduque pas à comprendre le merdier dans lequel il se fourre, pour le dépatouiller lui même et pourquoi pas faire son patch, une compilation de noyau et au lit! La blague! Il a d’autres chats à fouetter, à commencer par son travail à lui, qui n’a probablement rien à voir avec l’informatique “poussée” et d’autres activités, comme la vie de famille, les loisirs, etc.
        L’informatique n’a rien d’indispensable. Ça fait gagner du temps quand ça fonctionne. Et franchement, si ça ne fonctionne pas, passez à autre chose, on n’a qu’une vie :)

      6. Loïc

        Quel magnifique mélange des saveurs. Mélanger l’ingénierie logicielle et l’apprentissage de l’informatique généraliste.
        L’ingénierie logicielle et tout particulièrement la gestion de projet a ses maux (que nous appellerons cupidité et autisme, par soucis de simplification. L’apprentissage informatique a un mot : la flemme et la mauvaise foi. Ne pas vérifier un câble réseau mal branché, ne pas lire une boîte de dialogue disant que le CD est illisible, c’est de la flemme. Faire des logiciels de merde parce que c’est cher de faire mieux (ou parce que le client sait pas ce qu’il veut), c’est une toute autre affaire.

        Merci de laisser les amalgames aux discussions politiques.

      7. Bruno RIVIER (FdG/PG)

        “L’informatique n’a rien d’indispensable” dites-vous…
        Ce n’est plus vrai ! Votre voiture, l’avion de vos vacances, vos remboursements sociaux, tout ceci dépend de l’informatique.
        ==> La conséquence directe de cette incompétence/ignorance globale de l’outil informatique est que les gens se sentent perdus au moindre pépin devant un ordinateur, un téléphone, une imprimante, et même une machine à café…vous paierez 50€ pour dépanner une machine à café vous ? Non…vous vous passerez de café et c’est tant mieux pour vous !

      8. moudubou

        Mais qu’est-ce que ça peut bien lui faire l’informatique à celui qui prend l’avion? Il va au guichet à l’aéroport ou son agence de voyage et demande un billet, il ne verra pas l’ordinateur. Qu’est-ce que ça peut bien lui faire l’informatique à celui qui se fait rembourser des médicaments. Il donne sa carte vitale au pharmacien, éventuellement son papier de mutuelle et il est remboursé. Pas besoin pour lui de savoir si le terminal du pharmacien est FSE 1.31 ou FSE 1.40. Non, vraiment, ça n’a rien d’indispensable, sauf pour ceux qui en sont devenus dépendants.

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  16. Jojo Lafrite

    merci pour cet article très intéressant.
    Comme ça se passe sur un écran, c’est plus intéressant.
    Il en vas de l’ordinateur et de l’informatique comme de tout.
    Comme de ta voiture… Ne pas la connaitre.. mais c’est une BOMBE qui peu filer à plus de 200km/h, tu y place ta famille, tu circule dans ta ville, au milieu de ta communauté et tu refuse de la connaitre…
    Comme de ton journal.. .Ne pas le connaitre, mais il y a un éditorialiste, il est expert en communication, si tu n’est pas capable de décritper ses petites manipulations quotidiennes, tu le laisse t’inculquer des idées FAUSSES. totalitaires.
    Comme de ton prof… lui qui se dit ne pas faire état de ses idéaux, de sa religion, mais ses enseignements sont empreins de ses idéaux, il te bourre le crane en exigeant de toi que tu soit totalement impassible.
    Pour l’ordinateur c’est la même chose. et l’article le démontre bien. Mais ce ne sont pas seulement les ordinateurs que nos enfants doivent apprendre à hacker. mais leurs caisse, leurs journaux, leur éducation, la politique, l’économie, la société entière…

    bon ça c’est parceque je suis tatillon. sinon c’est vrais que ce n’est parceque les parents ne comprennent pas ce que font leurs momes que ce que font leurs momes est sublime…

    EGOTRIP : papa… tu a fait de moi un hakeur en me fouttant du linux sous les doigts à 15 piges… et je viens de m’en appercevoir grace à un post de blog.

    Reply
  17. anonyme

    @je_m_menerve 19 August 2013 at 21:37

    Cool story, tu t’enerve c’est bien, tant mieux pour toi, mais en fait, on s’en cogne, tu sers a rien.

    Reply
  18. alphonse

    Si les gamins passent trop de temps devant les ordis à mater youtube et facebook c’est parce qu’il s’emmerde à l’école et compris pendant vos cours d’informatique.
    C’est Snowden qui me l’a dit.

    Reply
    1. Erwan

      c’est normal vu qu’il n’y a pas de vrai cours d’informatique à l’école ;) pas de programme, pas d’enseignants formés à cette matière, etc.

      Reply
  19. Shaori

    Je suis avec vous !
    Merci 1000 fois d’éclairer ma lanterne.
    Bravo pour ce brillant article !
    Je vais diffuser à tous mes proches ce que je viens de lire, et je vais en parler autour de moi, et à mes collègues (je travaille avec de jeunes enfants).
    Bonne continuation à vous !

    Reply
  20. Arsenic

    Cet article est remarquable car il pose clairement, par le vécu, les enjeux consistant à développer une Culture numérique chez chacun de nous.

    Certes le point de vue est celui d’un technophile regrettant l’âge mythique de la bidouille Hardware et de la ligne de commande.

    Mais au delà de ce prisme (c’est le cas de le dire), il présente clairement le fait que ne pas comprendre “comment et pourquoi ça marche” c’est perdre la possibilité de faire des choix.

    On entend de-ci, de-là, que Facebok c’est le mal, tout comme Microsoft l’était il y a quelques années (une multinationale dorénavant bigbrotherienne l’appelait même Devil…). Mais le problème ne repose pas sur des jugements de valeurs mais sur le fait que les citoyens du numérique puissent faire des choix éclairés. Et pour cela, nous devons tous développer une Culture numérique qui aille au-delà des seules compétences manipulatoires et technologiques pour traiter des enjeux, des fonctionnements, des concepts clés, etc.

    Demandez autour de vous si Google ou Facebook sont gratuits. De façon unanime, ce sera oui. Montrez leur ensuite une photo d’une ferme de serveurs en expliquant que chaque compartiment vaut près de 30 000 euros pièce. Comment cela est-il payé ?

    Tout comme dans les années 70-80, l’Education populaire a essayé de travailler sur la Culture à l’Image (la période glorieuse des MJC) afin de faire en sorte que les citoyens ne soient pas “victimes” de l’audiovisuel (et essentiellement de la télé), nous avons devant nous un chantier immense d’Education au numérique.

    Savoir changer un Disque dur ou réinstaller un OS comme le prescrit l’auteur de l’article est une compétence manipulatoire qui peut venir une fois seulement assises d’autres Compétences numériques de base et des concepts fondamentaux du numérique (la virtualité de l’information, l’hypertextualité, l’interactivité, etc.).

    L’Education nationale, depuis le Plan Informatique pour Tous, essaie de ne pas être trop à côté de la plaque mais au final l’approche est souvent maladroite, voire rejetée par un corps enseignant qui considère souvent le numérique comme un parasite, voire un concurrent incontrôlable (on se rappellera de l’expérience égocentrique “Comment j’ai pourri le web” : http://www.laviemoderne.net/malices/9-comment-j-ai-pourri-le-web).
    Mais au final combien d’enfants ont pu passer un B2i dans des conditions convenables avec un enseignement numérique adéquat qui aille au-delà de savoir utiliser un logiciel de traitement de texte pour imprimer un exposé ?

    Un secteur s’est emparé de ces questions de Compétences numériques, celui de la Médiation numérique avec près de 5 000 Espaces Publics Numériques (EPN) en France. Avec des animateurs et médiateurs numériques qui reçoivent tous les jours des centaines de milliers de personnes afin de les accompagner dans leurs usages numériques.
    Certains réseaux, dont le nôtre en Paca, ont réfléchi et confronté leurs pratiques sur les Compétences Numériques de Base afin d’identifier le socle commun de compétences numériques dont chaque citoyen devrait disposer afin que celui-ci puisse faire des choix éclairés dans la Société de l’Information.
    Un premier document “martyr” a été diffusé en CCbySA afin d’être diffusé, commenté, critiqué, complété : http://www.arsenicpaca.fr/images/competencesnumeriquesdebase.pdf
    La Région Rhône-Alpes travaille avec les EPN et le réseau CORAIA pour déployer un Passeport numérique citoyen dans la même idée.
    Etc.

    Bref, développer une Culture numérique au sein de la population est une nécessité vitale pour notre société et pourrait figurer parmi les éléments de prospective 2025 du gouvernement ;-)

    Bien à vous.

    Stéphane Delahaye
    Délégué régional
    Arsenic

    PS : et merci pour la traduction de très bonne qualité (hormis le passage concernant le micro-paiement mais on comprend le sens).

    Reply
  21. Edd

    Excellent. J ai adore le passage sur la legislation avec les analphabetes numeriques. Cela m a tt de suite rappele cette fameuse question d un agriculteur a Nallet, ministre de l agriculture, et Dsk en 86.. question ou l agriculteur demandait si les oreilles des vaches etaient devant ou derriere les cornes… Evidemment aucun d entre n ont su repondre…
    En tt cas tres bel article. Je reconnais bon nombre de comportements et tres svt la meme exasperation dvt si peu de competences…
    Bravo. Je me sens moins seul. ;-)

    Reply
  22. anonyme

    @Thau 20 August 2013 at 12:08

    A la différence que d’un point de vue sociétal, ne pas savoir réparer sa voiture ou même faire le niveau d’huile, controler la pressions des pneus etc n’a je pense que peu d’influence et de conséquences sur nos liberté fondamentale, la démocratie, l’éducation…

    Donc c’est moins grave, même si (et ca m’étonne d’ailleurs qu’il n’y en est pas plus, et c’est pas le controle technique qui sert a grand chose) ca peut avoir pour finalité grave, un accident, des blessés voir des morts.

    Ensuite, moi non plus je ne trouve pas cet article parfait*, en revanche les exemple donnée pousse forcément a se dire que tout ces gens manquent simplement de base élémentaire pour pouvoir se débrouiller tout seul face a ces problèmes, car il le peuvent, il suffit qu’il comprennent a quoi ils ont a faire et comment il peuvent régler le problème ou déjà simplement chercher comment pouvoir le régler.

    *entre autre un petit coté extrémiste ou comment dire…
    Je ne sais pas si c’est que c’est de l’humour et qu’il ne m’est pas certains ou que c’est carrément de l’aveuglement de technicien pur et dur, mais il y a clairement 2 ou 3 trucs totalement cons dans le propos.
    Enfin, passons.

    Reply
    1. Thau

      Vous ne me répondez pas vraiment. Diriez vous que tous les conducteurs qui manquent de “bases élémentaires” et ne savent donc pas faire le niveau d’huile, ne savent pas se servir d’une voiture ?.. alors qu’ils font tous les jours l’aller retour au boulot avec ladite voiture ?
      Je critiquais les termes employés. Je maintiens ma critique.

      Par ailleurs, invoquer l’enjeu sociétal ici me semble un peu fallacieux. Relisez les exemples mis en avant pour illustrer et jusitifier le propos (“les gens ne savent pas se servir d’un ordinateur”)… en quoi les libertés fondamentales, la démocratie ou l’éducation sont-ils en jeu dans ces situations ???

      Reply
      1. anonyme

        J’ai envie de dire… on s’en fout du terme utilisé, faut etre un peu beaucoup con ou obtu pour pas piger le fond du truc…

        Si vous voulez continuer sur votre parallèle avec la bagnole, et bien tout comme tant de gens ne savent pas se servir d’un ordinateur, tant de gens ne savent pas se servir d’une voiture, si si je vous assure, ho bien sur il s’avent la déplacer (c’est ce qu’on est sensé apprendre au permis en même temps hein…) mais c’est tout.
        Combien ne savent pas adapter leur conduite en fonction de la situation?
        Combien sont totalement infoutus d’avoir les bons reflexe ou actions pour faire tel ou tel chose et dans tel et tel situation…

        Si les exemples pris ne percutent peut etre pas tous directement sur la societé et des choses comme la démocratie, elle en disent très long sur le reste qui lui a des conséquences directe et bien réel sur tout ca.

        Encore une fois, faut etre vraiment pas futé ou le faire exprès pour pas comprendre ca…

        Ou faire parti de ces dits analphabetes, aussi.(forcément…)

      2. Arsenic

        L’enjeu n’est pas tant de savoir faire ou pas son niveau d’huile mais plutôt de savoir comment ça marche et connaître les enjeux pour faire des choix.

        Diesel ou Essence, Hybride ou tout électrique, régulateur ou non, acheter une voiture française est-ce vraiment faire travailler des français, un moteur à courroie ou un moteur à chaîne, le surcoût du diesel est-il amorti si je suis un urbain sur des courts trajets, etc.

        Il faut sortir des dimensions “manipulatoires” forcément restrictives pour aller vers une Culture technologique pour nous libérer des discours tout faits…

        Cdt.

        SD

      3. Marie P.

        Arsenic a tout dit : Ne pas savoir faire n’est pas une fatalité si l’on sait en gros comment c’est fait et les liens entre éléments matériels et utilisation.

        Combien d’utilisateurs se sont laissés entuber par des vendeurs qui leur vendent des machines à 1200 € pour une utilisation uniquement bureautique basique (traitement de texte, Excel à deux feuilles ou navigateur web) ? S’ils avaient un minimum de connaissances, ils sauraient choisir le produit qui correspond le mieux à leur besoin.

        Je pense que tout le monde est capable de faire ce type de choix, si l’on reprend l’analogie de la voiture : Je fais des petits trajets en ville donc je vais prendre une petite voiture essence. Je fais des gros trajets et je transporte du gros matériel donc je vais prendre un break. Je n’ai pas le permis donc je prends le métro. J’ai 4 enfants donc je vais choisir un monospace. J’en ai marre des bouchons et je ne trouve nulle part où me garer donc je vais prendre une moto (J’aime pas les scooters, mais c’est une autre histoire).

  23. anonyme

    Arsenic 20 August 2013 at 10:46
    «Savoir changer un Disque dur ou réinstaller un OS comme le prescrit l’auteur de l’article est une compétence manipulatoire qui peut venir une fois seulement assises d’autres Compétences numériques de base et des concepts fondamentaux du numérique (la virtualité de l’information, l’hypertextualité, l’interactivité, etc.).»

    Absolument, chose très importante dans l’apprentissage de tout ca, garder toujours impérativement le coté bidouille, hacker si on veut, en clair: j’essaye et j’apprends, si ca foire c’est pas grave.
    Il faut absolument pouvoir apprendre comme ca.
    Sinon on creer un forme de compétition ou ceux qui arrivent a apprendre comme des machine justement avanceront et les autre resteront planté sur le coté. (c’est toute l’école qui fonctionne comme ca, elle a été faite pour les riche par les riches)
    Voir Franck Lepage pour comprendre tout ca.

    Reply
  24. Dominique C

    (Je ne change pas mon commentaire bien que je vienne juste de piger que ce billet n’est pas de vous mais provient de GB!!!)
    Désespérant! Je suis hors de votre “fourchette” d’âges (62 ans) mais j’ai effectivement possédé un ordinateur environ la moitié de ma vie maintenant (le 1er était un ZX81 -je devais avoir dans les 33 ou 34 ans, vers 1984 ou 85- , rapidement supplanté par un TO7, puis plusieurs autres Thomsons (dont un “PC” avec Geoworks) pour gravir ensuite 286, 386, Pentium etc… Je savais utiliser quelques commandes DOS. En 96 je piaffais vis-à-vis de l’internet mais c’était trop compliqué ou trop cher en province… Dès 97 j’ai eu ma connexion et j’ai appris le html de niveau 3 (grâce à HotMeTal Pro et au code source des pages que je visitais). Ma classe de cycle3 (j’étais institE) a été la deuxième de Charente à avoir ses pages sur la Toile. J’avais récupéré 4 ou 5 vieux PC plus 2 ou 3 portables, et essayais d’enseigner les rudiments de l’informatique et de la bureautique à mes élèves (tenez: un exemple entre cent… et ce que ne savent pas faire de nombreux adultes, centrer un titre avec la fonction “centrer” et non en ajoutant une succession d’espaces!!!!!!!!!)
    Maintenant, je suis en train de migrer vers Linux (O.Suse sur une machine, Mint sur une autre…). J’utilise préférentiellement depuis longtemps les logiciels libres… Etc etc…
    Mais en effet, un grand nombre de gens ne VEULENT pas apprendre à se servir de leurs ordis. Ils disent: “Pour moi, il faut que ce soit comme ma voiture, je mets le contact et ça roule, je ne veux pas avoir à savoir ce qu’il y a sous le capot”. Ce qui me navre…
    Quant aux enfants!… J’ai un petit-fils de 4 ans et je viens de lui offrir mon ancien netbook ASUS (le 1er modèle, sans DD et avec un écran rikiki de 480×640 je crois), équipé de “DoudouLinux”.. Ce sera toujours mieux que les machines d’initiation que vous avez mis en illustration ci-dessus.
    Bon,je reviendrai lire les autres commentaires, peut-être…

    Reply
  25. Lex

    Excellent article! Mais bon il faut aussi paniquer quand on se rend compte que les ingés sortis d’une filière info ne savent pas coder, n’ont parfois jamais utilisé linux de façon perso, etc.

    Il y a quelques jours, j’ai démonté une tour et ma mère a regardé par dessus mon épaule la carte-mère posée sur la table, le processeur, etc. Elle m’a avoué son incompréhension : elle utilise Skype pour parler avec moi, parfois a l’autre bout du monde, et ça passe là dedans?!

    Enfin c’est bien qu’elle se pose des questions :P

    Reply
  26. Patrice

    Tout cela est intéressant et amusant, mais dans le fond, si vous étiez un maçon effondré de voir à quel point les jeunes ne savent pas se servir d’une truelle, alors même qu’ils vivent dans des maisons, ça aurait à peu près la même portée.
    D’ailleurs tous les spécialistes nous font le coup…

    Reply
    1. Blue

      C’est vrai mais le problème amené par les ordis/téléphones qui sont connectés à un réseau est leur capacité d’intrusion / vol de données, etc… dont ils sont capables.
      Ce qui devrait nous inquiéter surtout c’est de ne pas savoir se protéger contre ça.
      Parce que même si ce n’est pas le gouvernement, ça peut être quelqu’un d’autre qui nous espionne ( https://www.google.fr/search?q=regard%C3%A9e+par+leur+webcam+sans+le+savoir&oq=regard%C3%A9e+par+leur+webcam+sans+le+savoir&aqs=chrome.69i57.5088j0&sourceid=chrome&ie=UTF-8 ) ou autre chose.

      Bref je vois plus dans cet article un appel à “au moins” être capable de se protéger “basiquement” contre les logiciels ou les petites arnaques, piratages,…que de vraiment savoir coder.

      Reply
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  28. canide

    Article intéressant, mais qui laisse de côté le fait que l’informatique a tout de même une fâcheuse tendance à fournir des matériels et des logiciels difficiles à bien maîtriser, en particulier par l’usage d’un vocabulaire souvent incompréhensible. Les manuels d’utilisation du fournisseur de sites internet OVH m’ont laissé un souvenir cuisant.

    Reply
  29. phylloscopus

    Il y a encore quelques années, j’étais le “monsieur informatique” de l’internat de l’école, puis du boulot. Sous Windows 95, 98, puis XP, j’en savais assez pour de temps en temps, soulever le capot et y farfouiller: sans goût, mais avec la ferme volonté de remettre en état de marche ce nom de Dieu de bordiau d’ordinateur en panne, et la satisfaction de pouvoir m’y escrimer, quitte à devoir dire de temps en temps: désolé, je suis au bout de mon rouleau de compétences, il faut demander à un “vrai”. Il faut dire que sur ces OS-là, comme sur les voitures d’antan, la mécanique restait accessible, conçue pour l’être, et sans grande difficulté j’avais pu comprendre les principes et les méthodes nécessaires pour réparer les pépins usuels, qui sont 90% des questions posées par les “analphabètes”. J’ai fabriqué des analphabètes, aussi. Après quatre ans de redites mon supérieur ne savait toujours pas déconnecter proprement un périphérique USB.
    Aujourd’hui, sur Win 7, ou 8, je me sens désemparé. A partir de l’incompréhensible Vista, j’ai décroché, j’en avais marre de devoir tout réapprendre. Les pépins que je savais dépanner surviennent rarement. J’ai trop de choses à apprendre par ailleurs pour me farcir les compétences nécessaires pour régler les autres, surtout qu’on ne me paie pas pour, et qu’on ne m’en sait même pas gré quand je le fais. C’est aussi un problème. Il faut tout réapprendre tous les 18 mois. Quand c’est notre métier, bien. Quand ce n’est ni un métier ni une passion, on finit par en avoir marre, de cette obsolescence programmée du savoir.
    Autrement dit, je bascule du côté obscur de l’illettrisme technologique. Je suis touché par ce qui est le fil rouge de tous les comportements que vous décrivez: la paresse intellectuelle.
    Notre monde est complexe: il nécessite des efforts intellectuels de plus en plus grands pour s’y comporter de manière responsable, et la technologie n’est qu’un des secteurs, l’un des plus visibles, où ce problème se pose. Je pourrais ajouter une dose de complotisme en suggérant que le pouvoir n’a pas forcément intérêt à encourager ce travail. Plus le citoyen se sent désemparé et dépassé, et démissionne desdits efforts, plus il est malléable, manipulable à tous les sens du terme, à la merci des experts qui savent mieux que lui ce qui est bon pour lui. L’ignorance, de surcroît, nourrit la peur, qui en retour nourrit l’attitude de l’autruche, la démission, et ainsi de suite. Nos enfants n’ont pas envie de faire l’effort de comprendre la technologie. Quand ils en comprennent l’importance, c’est trop tard. Leur manque de maîtrise les effraie. La peur les tétanise. L’effort est trop grand et l’enjeu trop effrayant pour y penser. Alors, ils continuent à utiliser leurs ordinateurs comme des enfants: des jouets, qu’on tend à super-Technopapa quand ils ne marchent pas.
    Nous ne fabriquons pas que des analphabètes de la technologie, nous fabriquons de perpétuels enfants. Nous devenons de perpétuels enfants.

    Reply
    1. supersmash

      @phylloscopus

      “Nos enfants n’ont pas envie de faire l’effort de comprendre la technologie”
      “Nous ne fabriquons pas que des analphabètes de la technologie, nous fabriquons de perpétuels enfants. Nous devenons de perpétuels enfants.”

      Ces deux phrases résument magnifiquement bien le problème soulevé par l’article.
      Je crois qu’aujourd’hui, la plupart des gens (et pas uniquement les enfants) n’ont tout simplement aucune envie de faire le moindre effort pour comprendre quoi que ce soit. Et cela ne se limite pas à l’informatique.
      En fait, cet article pourrait s’étendre à bien plus de domaines.
      Les gens ne cherchent plus à résoudre leurs problèmes par eux-mêmes, ils n’ont plus aucune curiosité intellectuelle.

      Prenons un exemple stupide : La machine à café tombe en panne. Qui, aujourd’hui, va prendre la peine de la démonter, essayer de trouver l’origine du problème ? Peu de gens. Il est bien plus simple d’acheter une machine à café ! Il est pourtant bien plus enrichissant d’essayer de farfouiller, même si on ne trouve pas la solution…

      Pour un ordinateur, c’est pareil. Si il y a un souci lambda, qui va faire la démarche de chercher la solution sur des forums ? Ce n’est pourtant pas compliqué, et généralement très bien expliqué, accessible à tous les niveaux.

      La société occidentale a de plus en plus besoin qu’on lui ramène tout sur un plateau. C’est notre manque de débrouillardise qui va nous faire couler, Nous retournons à l’ignorance du Moyen-Âge !!

      Reply
      1. beatnikqueen

        Et puis surtout quand ça casse, c’est tellement plus simple d’en racheter un, de portable…

        Pour ceux qui pensent que ça ne sert à rien de savoir maintenir un OS, ben, si, c’est la différence entre garder un ordi en état de marche et devoir le changer au bout de deux ans voire moins. Donc oui, c’est utile.

        Je rejoins par contre Phylloscopus : quand ça devient une guerre de réparer une bécane, c’est saoûlant. J’ai utilisé Win 95, NT, Win 2000, Win Me (quelle daube héhé) et puis XP, que j’ai maintenu alors que tout le monde passait à Vista. Puis Linux Mint et j’y suis toujours, depuis plusieurs années maintenant. Et quand j’arrive chez ma mère ou ma soeur pour régler leur ordi (oui, je suis Madame Informatique par ici), je suis parfois bien dépassée par Win 7. Moins caca que Vista mais quand même… Ceci dit, c’est pas bien compliqué de googler pour avoir une réponse, c’est comme ça que j’ai cessé d’être une analphabète de l’ordi. Mais ce qui est effarant c’est de voir à quel point il y a d’incompatibilités en tout genres partout, de plus en plus !! Ordi sous Win 7 ? Pas de bol, faut changer l’imprimante, la souris, le clavier,… j’exagère à peine.

        Bref, Linux, les gars, vraiment.

  30. Marie P.

    Que ça fait du bien de lire des articles comme ça !

    Personnellement je suis utilisatrice d’Ubuntu depuis mes 14 ans, fervente opposante à Apple et Microsoft. Maintenant j’ai Windows par obligation (logiciels Adobe et certains matériels) mais je ne l’utilise pas avant d’avoir fait du nettoyage (notamment CCleaner).

    Je suis dépitée de constater que les jeunes de ma génération (20 ans) sont des interfaces chaise-clavier de très mauvaise qualité ! Ce qui m’étonne le plus, c’est d’étudier dans une branche à forte composante informatique (web & multimédia) et d’y voir de tels néophytes. Ils sont perdus dès qu’on leur parle de proxy, de DNS ou de FTP.

    Je m’inquiète aussi quand – curieuse et à l’époque peu cultivée en la matière – je demande à un professeur “Architecture matérielle et système d’exploitation” où se trouve matériellement le BIOS, et qu’il me répond qu’il n’en a aucune idée.

    Je rejoins Patrice sur un point : Ce constat peut être fait à peu près dans tous les domaines. Les enfants ne savent pas se servir d’un ordinateur, écrire sans faute, s’amuser dehors, lire des livres sans images, coudre ou créer quoi que ce soit avec leurs dix doigts.

    Reply
  31. santiago

    On nous impose l’informatique. L’informatique est devenu essentiel à notre mode de culture de sur-consommation. Et vous venez nous dire que des gens sont des analphabêtes numériques? Tout le monde utilise un ordinateur parce que c’est devenue un besoin de société, pas par nécessité. Celui qui n’a pas d’ordinateur aujourd’hui est mis en dehors de beaucoup – trop – de chose. Je suis administrateur système depuis 5ans, passionné d’informatique depuis maintenant presque 15ans. J’ai 24ans. J’ai toujours réparé les équipements informatique/numérique depuis mon plus jeune âge et je ne me suis jamais plein car personne ne me force à le faire.

    Faire don – bénévolement – de ses connaissances pour des personnes qui ne maitrisent pas une “technique” n’est pas une honte… Je n’ai jamais fais payé aucune de mes interventions, quand y’a un disque dur à changer, je le commande pour eux, et je l’installe pour eux, en leur faisant un cours rapide sur le fonctionnement. Pourquoi? Parce que c’est ma passion. Pas parce que je veux qu’ils apprennent à se servir mieux d’un ordinateur, mais pour leur culture générale. Comme d’autres commentaires, l’informatique doit être transparent. Pourquoi? Parce que son usage principale est – était? – le partage de l’information… Qui aujourd’hui utilise son ordinateur pour aller lire les résultats scientifiques? Ou bien même des RFC (parce que dire savoir se servir d’un ordinateur parce qu’on a Ubuntu, c’est légèrement ridicule…)?

    Si c’est pour casser du sucre sur le dos de personnes qui ne savent pas se servir d’un ordinateur, je trouve ça pitoyable et vraiment malsain. Vous parlez de votre voiture? Pourquoi ne pas s’etre intéressé une fois dans votre vie à votre moteur? A vos roues? A tout cet électronique envahissant et fragile? C’est marrant ça d’ailleurs… Vous avez plusieurs CPU dans votre voiture… Ce sont des ordinateurs… Vous savez vraiment vous servir d’un ordinateur?!

    Pour information, quand j’étais en 5ème (fiouu, ca remonte), c’est moi qui est donné un cours d’informatique à mon prof de techno qui ne savait pas installer Red Hat 7.2. Oui, j’ai installé ma première distrib linux à 11ans. Et ce par curiosité. Je n’ai pas craché sur «l’incompétence» de mon prof, mais je l’ai aidé. Qu’ai-je eu en retour? Rien, juste la satisfaction d’avoir fait apprendre quelque chose, qui s’est transformée en expérience. La dernière fois que je l’ai vu (~6ans), il était content d’avoir appris ça et utilisait linux partout. Maintenant, j’utilise les systèmes BSD, et je prêche toujours la bonne parole, en aidant les gens, sans rien attendre en retour… Avec un peu d’ouverture d’esprit, je me suis même mis à apprendre la mécanique, à savoir utiliser une machine à laver, à mettre un plat dans le four, à faire du vélo, à planter des plantes… Bref. C’est pas pour autant que je donne des leçons avec un air supérieur aux gens qui ne savent pas planter un ficus, ou cuisiner un gratin…

    Reply
    1. Nicolas Le Gland Post author

      Vous aurez bien entendu compris qu’il s’agit d’une traduction d’un billet en anglais de Marc Scott, professeur d’informatique un peu inquiet du programme éducatif dans sa matière au Royaume-Uni.

      Son principal grief vient de ce que ses élèves, du collège au lycée, soient aussi peu dégourdis avec des machines dont ils sont pourtant de grands consommateurs, alors que leurs parents pas forcément très versés dans l’art supposent au contraire des compétences naturelles.

      Un état de fait dont il assume humblement une partie de la responsabilité en tant qu’enseignant mais aussi en tant que père.

      N’hésitez pas à visiter son blog http://coding2learn.org/

      Reply
      1. santiago

        Sauf que le traduire ou le diffuser sur votre blog veux probablement dire que vous adhérez à ces idées… Sinon pourquoi l’avoir diffusé? Je ne maitrise pas assez bien la langue de shakespear (en partit à cause de notre formidable éducation) pour lui répondre sur son blog (ou sa page).

    2. Erwan

      Je n’ai pas du tout la même interprétation que vous de cet article. Je ne crois pas qu’il s’agisse de dénigrer les gens “non compétents” en informatique; au passage, la définition de “compétent” dans ce domaine varie d’une personne à l’autre, et certains des points de l’article me semblent discutables. De toute façon d’un point de vue pédagogique blâmer des élèves qui ont des lacunes est totalement contre-productif, c’est le meilleur moyen de les dégoûter d’apprendre quoi que ce soit.

      Ma lecture personnelle c’est que ce manque de connaissances générales en informatique est la conséquence d’un système éducatif très insuffisant et/ou très mal conçu (les deux à mon avis). il n’est donc pas question de critiquer les élèves auxquels on n’a pas proposé d’enseignement adéquat (qu’est-ce qu’ils y peuvent ?), mais de faire entrer dans les moeurs l’idée que l’informatique est devenue trop importante dans la vie de tous pour ne pas faire l’objet d’un enseignement sérieux par des professionnels formés à cela, depuis le primaire jusqu’au lycée, au même titre que les matières classiques : aujourd’hui (et plus encore demain) tout adulte a autant besoin de connaissances de base en informatique qu’en histoire, géo, sciences, etc. C’est devenu nécessaire y compris pour les non-professionels, sans quoi le citoyen lambda sera incapable de distinguer le vrai du faux sur des questions de société cruciales (sans compter qu’il serait à la merci de n’importe quel vendeur de logiciel miracle “intelligent”).

      Reply
    3. Merkus

      Je suis navré mais ton commentaire me laisse pantois.
      Tu as toi meme fait l’effort intellectuel de comprendre car comme tu le dit c’est ta passion, mais le sens de cet article c’est que tu prive les autres de faire l’effort, le propos est grave tu ouvre la boite de conserve, tu met dans la bouche de tes amis et tu mache meme pour eux!!!
      Tu fille un coup de main sans rien attendre en retour c’est louable mais tu te leurre tu éprouve le plaisir egocentrique de montrer que TU SAIS.
      Et ceux qui ne savent pas cuisiner un gratin et demande a quelqu’un de le faire pour eux sont des cons, apprendre prends 10 min dans notre ère de libre diffusion du savoir.

      Reply
  32. Thibault

    Bonjour,
    Un article très intéressant dans lequel je puiserai probablement quelques arguments lors de mes innombrables tentatives de convaincre mon entourage d’en apprendre plus sur ces boîtes noires qui gèrent nos vies…
    Je voulais simplement signaler qu’il y a encore de l’espoir. Les nouvelles générations se rendent malgré tout (progressivement) compte des enjeux socio-politico-économico-plein-de-choses-en-o-environnementaux liés à l’informatique. Et ils commencent à réaliser qu’il faut faire quelque chose. Je pense moi-même être un bon exemple de cette prise de conscience de certains jeunes: j’entame un double cursus école d’ingénieur en informatique / sciences po. Preuve que l’on peut former des gens compétents qui devraient être capables de proposer des choses intelligentes… En tous cas je l’espère !

    Reply
  33. poum

    Bel article qui met en lumière un problème plus général: la flemme.

    Phrase typique: “toi tu est manuel et moi j’y connais rien”

    Combien de fois ne m’a -t-on demandé un coup de main pour réparer un truc sous prétexte que je suis censé être bricoleur. Je hais bricoler mais je déteste encore plus être dépendant de quelqu’un alors j’essaie de me demerder seul.

    À 23 ans je n’avais quasiment jamais touché un ordi de ma vie (à part un mo5 au cm1 en 1986)

    Aujourd’hui il ne se passe pas une semaine sans que l’on vienne me les briser avec des problèmes à deux balles. Et quand c’est pas l’ordi, c’est un problème de bagnole ou de lave vaisselle.

    Je suis sur que si à chaque fois que l’on te demandait de l’aide tu brandissai une grille tarifaire, les pseudo “pas doués” se découvriraient des talents cachés.

    Pour l’anecdote, il y a quelques mois j’ai donné à ma fille de 9 ans un vieil ordi portable et un tournevis. Non seulement ça l’à éclaté de depiauter le bouzin mais elle en a fait un exposé devant sa classe la semaine suivante.

    Reply
    1. Tata Dogob

      Bonjour,
      Oui, je crois bien que vous avez mis le doigt sur le vrai problème : la paresse, et aussi, ce que je trouve plus grave : l’absence de curiosité intellectuelle.
      Car si, comme dit le proverbe “la curiosité tue les chats” (hop, hommage aux chatons mignons), son absence nous rend à peine plus humains que notre canapé.
      Et j’en ai franchement marre de ne pouvoir discuter qu’avec des canapés dotés de divers appareils greffés à leurs yeux ou à leurs oreilles et aussi incapables de s’en séparer 5 minutes que de chercher à comprendre à quoi ils servent _vraiment_
      Bref, je renvoie dos à dos les analphabètes informatiques incapables d’envoyer un mail sans gifs animés et sans en faire profiter toute la planète et les geeks incapables de rédiger une phrase en vrai français sans un clavier et un correcteur d’orthographe.
      N’empêche que c’est moi qui ai appris à mon fils comment faire une _vraie_ recherche sur Google pour pondre un exposé qui ne soit pas celui de tous ses copains – lesquels se sont arrêtés au premier lien ou ont copié/collé Wikipédia – et ça, c’est pas le prof d’informatique qui le lui a expliqué…

      Reply
  34. Aurel Shen

    Merci pour cet article fabuleux!
    @Poum : Bravo pour votre fille! :)

    Comme vous le suggérez dans l’article le phénomène n’est pas circonscrit à l’informatique:
    Il s’agit d’un problème d’acquisition des compétences et des savoirs, et c’est inquiétant!
    Il est tellement facile aujourd’hui de résoudre un problème informatique par une simple recherche sur google (même si cela ne nous explique bien souvent pas la cause du soucis). Le manque de curiosité des gens et le fait qu’on leur ai bourré le crâne depuis des années en leur disant de “ne pas faire de conneries” fait qu’on ne cherche plus à savoir pourquoi “ça ne marche pas”.
    CA NE MARCHE PAS :
    Cette phrase, tout le monde, quelque soit son domaine de compétences, là connait.
    C’est justement ce qui est triste : Si on nous avait appris à dire : “Pouquoi ça ne marche pas?” je pense que beaucoup de choses seraient différentes.
    Et on peut remonter très loin dans notre éducation : “La curiosité est un vilain défaut!”
    ¤PAN!¤ des générations de gâchées par un diction…

    Bref il est 8h15 mon texte doit être bourré de fautes, j’ai un syndrome encéphalo-rectale… Je vous laisse! Merci pour cet article!

    Reply
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  36. MaxTrok

    Bonjour,

    Super article, j’aime beaucoup.

    Par contre j’aimerai réagir au “Trop long à lire?” en intro de ton article.
    Effectivement en voyant la scrollbar on est peut-être amené à se dire “ah ouais… En fait non ça ne vas pas être possible…”. (chose que je me suis moi-même dit)
    Finalement c’est la zone de commentaire qui donne cet effet-là, dommage.

    Car sinon ça pourrait effrayer moins de personne au premier abord pour entamer la lecture!

    Reply
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  39. Bruno RIVIER (FdG/PG)

    Votre article est un délice, tant pour la forme que le fond.
    Bravo et merci !
    NB: Moi, c’était “Créer des jeux vidéos”, et vous qu’est-ce qui vous a motivé pour acquérir ces technos ?

    Reply
  40. Elodie

    Très bon article…
    Je suis moi-même assez allergique au “ça marche pas”… :D
    Et pour rebondir sur l’éducation des enfants, je pense honnêtement que les filtres parentaux sur internet ne sont pas une solution…
    c’est comme si on cantonnait les enfants dans les rues piétonnes sous prétexte que les voitures c’est dangereux…
    Pour moi, le mieux c’est plutôt de leur apprendre à bien regarder avant de traverser non?

    et c’est vrai qu’un peu plus de “débrouille-toi” ne fait pas de mal non plus ^^

    Une maman qui a déjà démonté un disque dur avec sa fille de 8 ans pour lui montrer comment c’était à l’intérieur ;)

    Reply
  41. rémi bachelet

    Oui, c’est inquiétant le niveau de maîtrise des outils informatique baisse, digital natives “petite poucette” et autres pour un travail plus fouillé sur la question, voir la dernière intervention de Laure Endrizzi

    Reply
  42. Dominique C

    Tiens, justement, j’ai pensé à ce billet et à ce fil, car je viens de recevoir un truc qui m’a laissé très perplexe, d’une parfaite inconnue habitant apparemment en Périgord (j’habite en Charente)
    Il y avait 3 pièces jointes en PDF, mais aucune indication dans le corps du message.
    Je vous livre le contenu (j’ai masqué les adresses de courriel), et dessous (tout en bas), ma réponse:
    ****************************************
    Un copain me transmets ce beau programme.
    Bon séjour là-bas
    Cordialement

    Marie Jo
    > Salut Marie-Jo
    > Voilà un petit programme de rencontres en Périgord vert. J’me disais que
    > tu pourrais peut-être transmettre ça sur mail de tes contacts qui pourrait
    > être concernés (NEF, Assos…)
    > Le programme est en PJ.
    > Et puis si ça vous chante…
    > En tout cas à bientôt et merci d’avance.
    > Bises
    > J.Baptiste

    —————————————–

    Date: Thu, 18 Jul 2013 20:08:22 +0200
    Subject: Re: festival
    From:@gmail.com
    To: c@no-log.org
    CC: @no-log.org; dj@no-log.org; c@gmail.com; m-d@hotmail.fr; mat.len@laposte.net; au.@gmail.com; nirug@yahoo.fr; labr.a.@orange.fr; e.rnt@free.fr

    Ok aprioris le lundi 29 juillet correspondrais à un maximum de gens.
    On parts la dessus en se disant 19h30 à la scierie.
    Cette fois on le prend pas comme une vague supposition mais comme un truc calé
    Si tout le monde pouvais amener ces dernières infos et surtout questionnement ça serait chouette
    Bisous à plus.

    Le 18 juillet 2013 08:19, a écrit :

    Si on fait en fonction de chacun, y’en a toujours qui ne pourront pas être
    là.
    Par exemple, moi la date qui me convient, ainsi qu’à Max, c’est le 29
    juillet.
    Faisons de notre mieux en essayant de privilégier une date où il en
    manquera peut être, mais où il en manquera peut.
    Nous, après on n’est plus dispo jusqu’au 18 août. On peut très bien faire
    passer nos infos par mails. All is possible!

    Des bises à vous!
    Cathy
    ============= MA REPONSE =============
    Bonjour Marie-Jo,

    J’hallucine! Je ne sais pas QUI vous êtes, comment vous avez eu mon adresse de courriel, ni même de quoi parle ce programme de rencontres…

    J’ai beau savoir qu’on vit à une époque d’analphabètes de l’informatique et de l’internet (excusez ma dureté)… ça me sidère toujours.
    On ne peut même pas dire que ce soit du spam, tellement c’est maladroit.

    Alors, si vous pensez m’avoir envoyé l’info à bon escient (et sachez au passage que je n’ouvre JAMAIS une pièce jointe, même provenant d’amis, sans que la nature en soit esquissée dans le corps du message), donnez-moi plus d’explications.
    Sinon, veuillez avoir la courtoisie d’ôter mon adresse de votre liste de destinataires.

    Bonne journée, merci

    PS: vous avez envoyé apparemment en BCC ( = invisible pour les éventuels autres analphabètes) mais ce n’était pas le cas du courriel de Yvan, que vous aviez laissé en citation dans votre message (ça non plus on ne devrait pas le faire, transmettre des adresses de courriel à des inconnu-e-s). J’ai donc toute la liste des destinataires d’origine. C’est comme cela que se transmettent certains virus, qui récupèrent des adresses dans les courrielleurs des naïfs qui ne prennent pas la peine d’apprendre à se servir correctement de leurs ordinateurs et de leurs logiciels. Donc, je leur envoie ce message en copie (cachée bien sûr!!!)

    Reply
  43. ToTo

    Très bon article, mais quand même je préfère les vidéos de chats qui parlent.
    Bravo et bon courage dans cet accomplissement utopique.
    BTW, je m’auto-applique depuis peu cette magnifique citation du Joker : “If you’re good at something never do it for free” parce que marre des jamais contents. Et non, nous ne sommes pas des geeks ! ^^

    Reply
  44. Tata Dogob

    Bonjour,
    Je vais avoir 57 ans, je suis une femme, avec une formation littéraire et des diplômes de droit et oui, je sais mieux me servir de l’informatique que mon fils de 16 ans.
    Parce que, comme c’est si bien expliqué, je fais partie de ces 5% de personnes qui se sont retrouvées sans aucune formation avec Windows 3.1 posé sur leur bureau de fonctionnaire pour Noël 1990 :-).
    Heureusement, j’avais été formée à l’ancienne école – une seule chaîne sur ma TV noir et blanc, pas de téléphone à la maison, pas de musique dans les oreilles, lecture de livres en papier et écriture à la plume d’oie sur vélin (nan, là, je rigole, c’est un porte-plume) – et donc je me suis dite in petto : “il doit bien y avoir un mode d’emploi dans ce truc”.
    Et de didacticiel en erreurs, de plantages en tâtonnements, de crises de rage en soupirs de satisfaction, j’ai appris, en demandant parfois humblement aux techniciens, à installer une appli, à organiser mon bureau et mes fichiers, à mettre des pare-feu, à nettoyer des virus, à bricoler dans le BIOS, puis à installer un modem, à naviguer sur Internet, à chercher sur Google.
    Mais, à la différence de la plupart des gens plus jeunes que moi, je n’oublie jamais que mon ordinateur est un outil et non une fin en soi, comme ma voiture, mon téléphone, Wikipédia ou Google.
    Et si j’aime les chatons, je les préfère sur mes genoux, quand je lis un bon livre ou…un bon article comme celui-ci :-)
    Merci de votre traduction et merci du partage car c’est cela qui fait l’intérêt de l’informatique : partager ses idées et ses connaissances à la vitesse de la lumière (enfin pas ici, en Corse ou l’ADSL plafonne au rythme local) :-)

    Reply
  45. Loïc Lacombe

    Le problème d’origine est que les gens partent du principe que l’informatique c’est compliqué et donc ils ne veulent rien faire, rien apprendre. C’est compliqué donc ils ont le droit de rien apprendre.

    Je travail dans l’informatique en tant que développeur, mais vu que le début de ma formation était généraliste, j’ai aussi déjà travaillé en stage comme administrateur réseau et système, et au support dans une clinique. Ca change la manière dont on voit le rapport des gens à l’informatique.

    Je suis d’accord avec vous. Le secret pour apprendre les bases de l’utilisation d’un ordinateur, c’est d’être seul devant un ordinateur sans personne pour vous aider. Et de fouiner, tout regarder, tout lire et essayer de comprendre. Rien qu’essayer par soi même, c’est énorme.

    Reply
  46. MOC

    Superbe article… très fort, vrai, et superbe traduction (chapeau bas!).
    Par contre, sans vouloir rajouter encore un peu d’huile sur le feu, je pense qu’on ne parle ici que d’une partie du problème. Certes, c’est lamentable de voir tant de personnes utiliser un ordinateur pour leur TRAVAIL et ne pas savoir comment l’UTILISER correctement… et c’est d’autant plus affreux pour quelqu’un comme moi, graphiste indépendant, qui me retrouve chez des clients et clientes, qui veulent un site web par exemple, mais qui ne veulent pas du tout s’en occuper, même pour la mise à jour. Je me fais ch… à leur faire des sites via d’autres sites qui proposent une prise en main très très simple (il faut que ça se rapproche le plus possible de Word, sinon, hop, on perd la moitié de la population)… et au final, non seulement ils ne veulent pas apprendre comment faire vivre ce site, mais souvent ils me rappellent catastrophés: le site est innaccessible. Au bout d’un moment je réalise qu’ils n’ont jamais été voir sur l’email que je leur ai créé, qu’ils n’ont pas vu les emails de relance pour le paiement de l’hébergement, et …forcément au final, ils vont meme jusqu’à perdre leur outil par négligence.

    Alors, ok, oui, on est pas obligé d’être garagiste pour savoir conduire sa voiture, mais si on veut une voiture publicitaire pour son business, avec stickers et haut parleurs diffusant son propre message, mais qu’on est mm pas capable de changer les stickers, ou de voir qu’ils se décollent au bout d’un moment, ou de changer son message enregistré… non, c’est de la fainéantise informatique, et donc, aussi, la peur de l’inconnu.
    Or, la première chose qu’on t’apprend en informatique, c’est ne pas avoir peur de ce qu’on connait pas, et etre persévérant, et avoir envie d’apprendre.

    Maintenant, je gros problème aujourd’hui avec les jeunes et les personnes en règle général, n’est pas un problème d’ordre “hardware”, ni “software” mais bien d’ordre “communicationnel”: plus on a simplifié et multiplié les moyens de communication, moins l’homme semble faire d’effort pour communiquer vraiment.
    Au final, le nombre de prises de tete que j’ai pu avoir avec des amis, des gens, qui utilisent leur messagerie ou leur facebook comme des bourrins, sans respect, sans suivre la Nettiquette (qui devrait être obligatoirement enseignée à l’ECOLE). C’est pourtant des choses simples du style: quand je fais un commentaires à l’humour un peu méchant, acerbe, ne pas oublier le smiley pour calmer le jeu. Quand je ne donne pas signe de vie à un pote, alors que celui ci m’a envoyé un message il y a quelques jours que j’ai zappé, ne pas réapparaitre sur son mur ensuite, pour le critiquer face à tout le monde, … quand on ne connait pas quelqu’un, ne pas poser un jugement trop vif et cassant directement devant tout le monde… tagguer systématiquement ses amis sur toutes les photos qu’on fait, rajouter des personnes sans se présenter avant, quand on a un pote qui a plein de chouettes copines dans ses contacts, ne pas aller faire son “shopping” dans sa liste d’amis sans lui demander avant s’il connait telle ou telle personne, si ça ne dérange pas de rajouter ou contacter telle personne, ou encore, ne pas utiliser un message personnel envoyé à plusieurs amis, à des fins personnelles pour vanter tel ou tel événement n’ayant rien à voir (exemple typique: dans une conversation pour mon anniversaire, me retrouver avec une “amie” qui invite les gens à se joindre à un événement féministe!) . Bref, les court circuits, le manque de personnalisation de la comm entre les personnes, le zapping (parfois meme en chat au bout de 3min de non réponse)… crée des petites tensions et incompréhensions journalières.

    Et encore, je ne parle pas des débats houleux qu’on lance comme un troll, des propos limites, du point Goswin souvent atteint dans ces cas là etc…

    Tout ça, témoigne, autant chez les plus âgés que chez les jeunes, d’un manque de respect total pour l’interlocuteur, aggravé par le fait que ces technologies permettent la dématérialisation, donc une soit disant “impunité”, alors que bien souvent, tout ça se passe sur la voie publique, et que quand on poste un truc sur le mur de quelqu’un, c’est comme si on envoyait une missive à lui mais aussi à ses parents, son employeur, ses potes, les personnes qu’il admire, sa copine, ses ex, etc…

    Bref… l’informatique, c’est bien de savoir comment ça fonctionne, mais c’est tout aussi important de savoir comment l’utiliser. Et ça, aussi, ça devrait faire l’objet d’un vrai cour de 2h par semaine par exemple, en classe, à l’école, bon sang.

    Reply
  47. poppins

    j’irais pas jusqu’au fond de l’article …. alors pourquoi ??

    tout simplement parce qu’un gars se plaint que les gens savent pas se servir d’un ordinateur mais est ce que ledit guignolo sait faire une vidange ou changer une ampoule sur sa caisse??? non comme 70% des citadins ayant une voiture !! c pas comme si on était la génération voiture non plus hein ?! est ce que le monsieur cri au scandale quand lui il amène sa caisse pour faire faire une vidange à un garragiste qui lui aussi préfèrerait changer des trucs vraiment utile et intéressant et occuper son temps et de la mécanique de la vraie quoi !!! non le monsieur prend gentiment sa caisse et fait son travail….

    peut être que le gentil monsieur sait faire pousser du blé ou des tournesols? ou peut être qu’il sait aussi tenir une serre de production végétale ?? non le monsieur comme 99% de la population française va gentiment au supermarché ou au marché acheter ses légumes : et est ce que le gentil vendeur le fait chier quand il pose des questions à la con : genre oh des tomates noires ça existe? vous êtes sure qu’on peut manger ses tomates elles sont vertes ? ou encore euh c’est un poivron ou un piment ??? va t il être gentiment outré quand le gentil vendeur se foutra de sa gueule parce qu’il ne sait pas ce truc !!! PS les tomates dans le supermarchés sont classés chez les légumes quand même y a til encore des gens qui savent que ce sont des fruits ???

    le gentil monsieur est ce qu’il sait comment procréer sans que sa femme le lui explique ??? parce que le nombre de gars que j’ai croisé dans ma vie qui croient qu’il faut faire l’amour PENDANT la période des règles pour avoir un enfant.. yen a une sacré tripotée !!! ou alors meuh non pas besoin de capote je me retire avant !!! il veut peut etre aussi des cours?

    alors le gentil guignolo qui couine parce que les gens ne savent pas paramétrer leurs ordinateurs il va se rhabiller…
    parce que les gens fonctionnent avec leurs centre d’intérêts et clairement le paramétrage d’un ordinateur n’est pas (aux dires mêmes des techniciens) la super affaire du siècle niveau intérêt…
    chacun ses centres d’intérêts et ses compétences !!

    si on sait pas desinstaller et reinstaller windows on sait pas se servir de son ordinateur ??
    tu sais bien sur démonter remonter le dérailleur de ton vélo pour savoir en faire??
    ou alors tu sais exactement ou se trouve le système de gestion de la boite à vitesse de ta caisse pour savoir conduire ???
    tu sais peut être poser un fer à cheval si tu fais de l’équitation ???
    à moins que tu ne saches changer le système de ta chasse d’eau pour pouvoir aller au toilette ???
    oui les gens se servent tous d’un ordinateur, mais non les gens n’ont pas envie/besoin de savoir le fond du système ils veulent que ça marche et c’est tout…
    après tout il y a effectiement des techniciens et autre qui se feront un plaisir de te prendre 50€ pour installer desinstaller windows ou donner des cours de base pour savoir s’occuper de son ordinateur, et tout ça AVEC le sourrire !!!

    Reply
    1. Bruno RIVIER (FdG/PG)

      …sauf que se connecter à un réseau Wifi, c’est comme si tu ne savais pas passer la marche arrière sur ta voiture…
      mais si vous êtes près à me donner 50€ + frais de déplacement pour connecter votre Wifi ou passer la marche arrière de votre voiture, je suis d’accord :-)

      Reply
      1. Loïc

        Je suis plutôt d’accord. Se connecter à un réseau wifi ou vérifier un câble débranché, c’est du même niveau que mettre les pinces sur sa voiture ou faire une vidange. T’apprends une fois et puis après c’est bon.

        Certaines personnes vous diront que faire la vidange d’un véhicule c’est trop compliqué. Sauf que sur une voiture, on ne gueule pas sur le garagiste parce que la batterie est déchargée ou que le filtre à air est crasseux… En informatique, si la grille du ventilateur est noyée sous les moutons de poussière, c’est pas la faute de l’utilisateur qui remarque pas le bruit d’avion au décollage.
        Il y a un côté irrationnel vraiment propre à l’outil informatique. C’est la faute du matériel et de la personne lambda que l’utilisateur croit être la source de tous ses maux informatiques.

  48. poppins

    sauf que pour ta voiture : tu as bien payé un gentil monsieur pendant 18h pour t’apprendre où était tes phares, codes ET marche arrière sur la boite à vitesse !!!
    non le savoir est pas inné…

    Reply
    1. Bruno RIVIER (FdG/PG)

      Bien entendu que le savoir n’est pas inné !
      …sauf que l’article tape juste en indiquant que la plupart des gens considèrent que le seul fait d’utiliser des applis web grand public te donne ce savoir…à comparer aux 18h de cours mini de ton auto-école.

      Reply
    2. Loïc

      Absolument, nous sommes d’accord.sauf que pour la voiture, les gens veulent apprendre, puisqu’ils n’ont pas le choix. Pour l’informatique, les gens ne veulent pas apprendre, ils veulent que ça marche.
      Pour l’informatique, le savoir n’est pas non plus inné mais si les gens arrivent à apprendre à utiliser le web, pourquoi pas le reste ? Et pourquoi ne pas essayer par soi même ?

      Le savoir n’est pas inné mais apprendre par soi même, ça existe. On ne m’a jamais appris à relier un ordinateur par modem 56K à internet, on ne m’a pas non plus appris à brancher un modem adsl et à le configurer manuellement. Bizarrement, j’ai su le faire. Étonnant, non ? Ca doit être dans mes gênes, ou alors mon père me l’a enseigné. Eh ben non, j’étais tout seul, seul face à l’ordinateur. Ça m’a peut-être pris du temps, certes, mais j’ai réussi. Et sans connexion internet, évidemment, pour rechercher des infos. Genre, parce que c’est de l’informatique c’est insurmontable ?
      Nous ne parlons pas ici d’apprendre à utiliser Word, Excel, Access ou la programmation. Tout ça ne pas peut pas être appris correctement sans documentation et cours. On parle d’utiliser et d’essayer d’appliquer des rudiments de bon sens pour dépanner un ordinateur.

      Il n’y a qu’un truc fondamental à enseigner aux gens : on ne peut pas casser un ordinateur facilement. Que ce soit en l’ouvrant ou en essayant des trucs de façon logicielle. Le problème fondamental n’est pas l’ordinateur, c’est le manque de volonté de gens d’essayer d’apprendre pour la majorité des gens, pour les autres c’est la peur de l’outil informatique.
      Si vous ne me croyez pas, dommage.

      Reply
      1. Tata Dogob

        Entièrement d’accord avec vous : moi aussi, j’ai appris seule à configurer un modem 56K puis un adsl, juste en lisant les modes d’emploi. Tout comme j’ai appris, seule ou avec quelqu’un qui me l’a montré, dans ma jeunesse, à planter un clou, à allumer un feu, à faire une vidange, à cuisiner, à remplir une déclaration d’impôt, à gérer un budget et bien d’autres choses utiles ou inutiles mais qui font que je ne dépends de personne pour mes besoins ou mes envies quotidiens.
        Donc, même si j’utilise mon ordinateur sans exactement savoir quels en sont les composants et si je n’ai pas la plus petite notion de programmation, je sais que si quelque chose ne fonctionne pas comme je veux, je dois pouvoir réparer ça moi-même, dans la plupart des cas.
        Parce que sinon, si je dois appeler un “sachant” dès que ma “pizza” tournoie trop longtemps sur mon écran Mac, où donc vais-je fourrer mon orgueil et ma belle indépendance de femme libérée, hein?
        Autant partir en maison de retraite faire du tricotin tout de suite :-(

  49. poppins

    les gens pour la voiture veulent que ça marche aussi !!!
    ils veulent pas apprendre sinon on leurs montrerait comment changer une roue et faire une vidange, et on leurs expliquerait que oui un moteur ça fonctionne avec du carburant mais que ça fonctionne aussi avec de l’huile et du liquide de refroidissement par exemple !! et si ct si connu j’aurais pas vu sur un parcours de 250km plus de 8 voitures en rades sur le bords de la route… pour des conneries genre oups j’ai oublié de gonfler mes pneus en chargeant la voiture de 4 tonnes de matos pour les vacances…

    la différence est je trouve ça compliqué = j’ai pas envie de me faire chier … et toute la clef de votre problème se situe ici !!

    c’est pareil pour l’informatique : les gens le font faire pour pas s’emmerder : quand tu achètes une connexion le monsieur t’amène ta box et te l’installe et la configure sur le pc si tu lui demande ultra gentiment….
    je parle pas de la technologie mac ou on t’interdit d’ouvrir ton pc soit disant pour le bien etre de ta machine, machine qui se met à jour toute seule, se synchronise toute seule, et se périme toute seule…
    quand tu as un soucis soit tu prends la version je veux savoir et ça me gonfle pas d’y passer du temps et là tu vas voir sur les forum internet pour les aides cours ect ; soit tu te fais pas chier et tu payes un gentil monsieur (ou madame hein je suis pas sexiste) pour qu’il vienne voir quel problème tu as et y remédier… (tu as aussi l’option copain sympa qui peut trocquer des renseignements informatiques contre une bonne tarte aux myrtilles ou une vidange)

    alors sous prétexte que c’est LA technologie du moment on pourrait pas avoir d’excès de feinéantise alors que tout le monde l’a sur pleins d’autres domaines ???
    on stigmatise l’informatique alors qu’en fait c’est juste le reflet des comportements d’aujourd’hui !!
    c’est le tout prêt à être utilisable : les gnocchi à poeler c’est tellement innovant ! (c’est tellement compliqué de faire cuire des gnocchi puis de les mettre à griller dans une poele)

    alors c peut être vrai ce qui est dit, mais si on devait connaitre les bases d’absolument tout ce que l’on doit utiliser dans la vie, et bien déjà beaucoup de personnes seraient au chôm et on devrait pouvoir surement commencer à “bosser” à 35 ans !!

    je ne parle pas bien sûr des remises à niveau sur la technologie qui doit être faite environ tous les ans.. tellement pressé de sortir de la nouveauté avant même de savoir maitriser l’ancienne…
    et puis tellement intelligent de changer toutes les config chaque année parce que soit disant c’est innovant (le rajout d’une option utile et utilisable 1 fois par an c’est véritablement indispensable pour faire une mise à jour avec divers changements esthétiques) !! franchement vous avez l’air d’être dans le métier mais bizarement vous vous posez pas trop de question de savoir pourquoi les gens sont aussi comme ça….
    j’ai rarement vu de personnes dans le domaine faisant preuve d’un peu d’humilité pour se mettre à la portée de tout le monde au niveau de la compréhension, même quand vous donnez des explications, vous n’arrivez pas vous même à savoir où sont les bases et vous ne savez pas expliquer à une tierce personne, et quand on a un soucis c’est tellement plus rapide de donner la solution que d’expliquer le problème et donner la solution…
    peut être aussi faudrait remettre en question la prise en charge…

    il a fallu que je gueule moi environ une bonne dizaine d’année pour que quelqu’un ait l’extreme gentillesse de me montrer comment monter mes pièces sur ma machine : c tellement plus commode de passer 1h30 à le faire seul que de prendre 3h à l’expliquer avec “atelier” pratique… (et encore je remercie le non informaticien pour avoir eu cette gentillesse là )
    la meilleure manière pour un informaticien de vous aider à régler un soucis ?? prendre la main sur votre ordinateur faire tout en 30 sec on voit même pas quelle fenetre est ouverte ou quel acces il utilise pour regler ledit probleme; et vous redonner la main… quel apprentissage magnifique de rapidité (ya vraiment qu c point là à déclarer) ! et alors quand on a un diagnostic genre c’était en fait ton parefeu qui déconne ou autre, c’est un véritable miracle…
    quand je demande (pauvre malheureuse que je suis ! ) y a vraiment une différence entre technologie XX ou YY en ayant quelques bases, rien qu’avec la question déjà l’informaticien préfère te faire comprendre que t une méga noob y pompant que dalle plutot que d’avouer qu’il saura pas super bien t’expliquer avec un langage commun la différence…
    il y a même des inforaticiens programmeurs qui ne sauraient pas t’expliquer l aligne de code qu’ils ont mis, juste parce que la plupart des codes mainteannt sont des copier collé de ya 10-20 ans que personne ne sait plus expliquer… il y a une raison… mai salors laquelle.. ?

    je ne crache pas sur mes amis, ou ex collègues, ou pro que j’ai cottoyé, mais l’informaticien est en soi un véritable dieu de la communication c’est bien connu !! ( :p )

    quand on voit le nombre de logiciels ou les notices sont sciemment incompréhensibles ou incomplètes on peut se demander qui est aussi le faustif dans l’histoire celui qui en a marre de rien comprendre et baisse les bras, celui qui a essayé à chaque fois et qui en vaint se resoud à faire appel aux dieux de l’informatique, ou ceux qui sont censé faire de bonnes notices et/ou apprentissage et qui se retrouve avec une bonne génération ou plus sur les bras qui y pompent que dalle….

    Reply
    1. Bruno RIVIER (FdG/PG)

      Vous tout à fait avez raison concernant la difficulté à acquérir ce “savoir”…et le “fautif” pour moi, c’est l’ÉTAT qui n’a toujours rien compris au “Numérique”…exemples : Hadopi ou les Plans Informatiques pour tous à l’école (qui ont claqué des budgets matériel et logiciels propriétaires ss aucun moyen pédagogique pour les utiliser)

      Reply
  50. Erwan

    Je vois beaucoup de commentaires qui comparent la maîtrise de l’ordinateur à celle de la voiture, en distinguant savoir conduire de savoir faire la maintenance d’une voiture.

    Beaucoup vont certainement trouver que j’exagère, mais je pense qu’il serait plus juste de comparer la maîtrise de l’informatique à celle de savoirs fondamentaux tels que lire, écrire, compter. Pourquoi ? Parce que l’informatique est déjà omniprésente dans la vie de tous les jours et devient toujours plus un élément structurel (voire structurant) de la société, et non un élément seulement utilitaire comme la voiture : on peut vivre très facilement sans voiture, et cela limite très peu les perspectives professionelles, la capacité à s’informer et à communiquer, à accéder aux divers services publics aussi bien que privés, etc. Certes on peut aussi vivre sans informatique, de même qu’on peut vivre sans savoir lire/écrire/compter, mais cela limite très fortement la marge de manoeuvre individuelle dans tous les domaines mentionnés ci-dessus, pourtant essentiels dans la vie de nos jours. Cela dit la comparaison est un peu excessive, puisque ne pas savoir lire/écrire/compter reste beaucoup plus “bloquant” que ne pas maîtriser l’informatique; cependant on a vu en quelques dizaines d’années l’informatique passer de domaine archi-spécialisé à une place centrale dans la société, et rien ne dit que cette évolution soit terminée, bien au contraire.

    Voilà pourquoi il est urgent que les mentalités évoluent à ce sujet : non, l’informatique n’est plus affaire de spécialistes, et la laisser aux seuls spécialistes serait une sérieuse erreur de la société. Il n’est donc pas question de blâmer les personnes qui ne savent pas utiliser (ou pas correctement) un ordinateur aujourd’hui : on ne le leur a pas appris. Mais de demander à nos décideurs de se réveiller et de mettre en place un véritable enseignement généraliste sérieux de l’informatique à l’école, de la même façon qu’on a appris à lire et à écrire à la quasi-totalité de la population.

    Reply
    1. Bruno RIVIER (FdG/PG)

      Il ne s’agit pas que tout le monde devienne un spécialiste de l’informatique mais que notre Éducation nationale prenne en charge le minimum vital dans le monde actuel.

      La commission Numérique du Front de Gauche débat régulièrement sur ce sujet précis et préconise (de mémoire) :
      -De promouvoir les logiciels libres (Linux et OpenOffice)
      -D’intégrer l’informatique comme un domaine à part entière (Exemples de thème programmatique : Système et Réseau, Algorithme, Base de données, Ergonomie, Droits & Numérique, …)

      Reply
  51. ShellyBro

    Je fais partie de la classe des “informaticiens” vu que je bosse dans le développement embarqué, et je me suis forgé ma propre opinion au fil des années.

    Je pense que ” l’informaticien ” est une personne qui a une certaine approche du monde qui l’entoure, qui est assez différente de la personne lambda.
    C’est ce que je constate au quotidien avec mes différents cercles d’amis, les personnes aimant et s’y connaissant en informatique sont des personnes ayant une logique et un apprentissage à part.

    Quand je m’intéresse à un domaine, pas forcément l’informatique d’ailleurs, je cherche systématiquement à me renseigner le plus possible dessus pour pouvoir choisir et apprécier en toute connaissance de cause (je deviens pas forcément expert dans le domaine, mais j’essaye de connaitre les tenants et les aboutissants). Et c’est un trait de caractère que je retrouve chez tous mes amis “informaticiens”.

    Pour exemples :

    – Je m’intéresse à l’automobile, j’ai une voiture, et j’ai appris par moi-même (en manipulant, en lisant des RT ou des articles sur le net) à faire tout l’entretien. Quand j’ai une panne je fais en sorte de trouver la solution, et après 8 ans de posséssion de ma voiture j’ai pu effectuer un certain nombre de réparations moi-même : entretient courant (vidange, plaquettes, bougies, etc.), réfection des étriers, changement de l’embrayage (3 jours de boulot tout seul avec une chèvre et des chandelles), changement et réfection du turbo, changement de la ligne d’échappement, réparation du compresseur de clim, etc.

    – Je m’intéresse à la reproduction musicale, j’ai cherché des plans d’amplificateurs (classe A, classe T, classe D) que j’ai adaptés et montés (achat de composants, soudages, etc.). Je me suis penché sur les courbes de rendu des différents haut-parleurs, sur les calculs acoustiques en baffle plan ou caisson, etc. et je me suis fabriqué mes propres enceintes (avec du Scanspeak Revelator). Je me suis penché sur tout ce qui est réverbération, fréquence de couverture, délai, etc. pour utiliser le tout en actif avec un DSP numérique. Etc.

    – Je m’intéresse à l’horlogerie, j’ai cherché comment fonctionnent les différents mécanismes de tocantes (roue d’échappement, barillet, report, et quelques complications…) d’aujourd’hui et d’hier. Allant des simples 6497 Suisses de base, au chrono ST-19 chinois, à l’alarme 2612 russes, etc. car ce sont des mécanismes qui je trouve fascinent. J’ai pu réparer moi-même certaines anciennes montres, récupérer de vieux calibres pour confectionner de “nouvelles” montres, etc.

    – Etc. J’ai bien d’autres domaines d’intérêt, dont l’informatique qui est le plus important.

    Pour moi, l’esprit “informaticien” c’est celui-là : ne pas rester de simples utilisateurs, toujours chercher à aller plus loin dans la compréhension et apprendre par l’essai. Et comme je l’ai dit plus haut, cet esprit “informaticien” se retrouve chez tous mes amis bossant dans l’informatique, et aucun de mes amis “non informaticien” ne le possède. Eux ne se contentent, pas que pour l’informatique d’ailleurs, de subir ce qui les entours (informatique, automobile, audio, etc.)

    Reply
    1. Bruno RIVIER (FdG/PG)

      Très intéressant ! Je n’avais jamais vu “l’esprit informaticien” comme çà…et j’ai la même pratique que vous sur ce sujet semble-t-il :-)
      ==> Peut être que ce que vous nommez “esprit informaticien” est plus généralement connu sous le vocable “esprit scientifique”

      Reply
      1. ZeblodS

        Oui, je n’avais pas réellement de terme pour désigner cet “esprit”, j’ai donc laissé des guillemets autour d’informaticien. Mais en effet, je pense que “esprit scientifique” est probablement un meilleur choix, qui couvre une population plus grande.

        Le fait est que les personnes n’ayant pas cet “esprit”, cet envie de toujours approfondir le sujet, cet envie de toujours comprendre le pourquoi du comment des choses qui les entours, ne pourront jamais “savoir se servir d’un ordinateur” comme l’OP le répète très souvent. Car tout simplement ils n’en ont rien à faire, et de toute façon il y aura toujours des gens comme nous pour leur venir en aide !

        Et malheureusement, je ne pense pas que cet “esprit scientifique” puisse s’apprendre, soit on l’a et dans ce cas on finira par commencer à chercher et a apprendre de sois même dans plusieurs domaine, soit on l’a pas et dans ce cas on restera un handicapé de l’informatique (et de l’automobile, etc.).

  52. Pierre M.

    Bon, en lisant les histoires que tu rapportes je suis pas si mal que ça : changé un disque dur : sait faire, changer une barette de RAM, sait faire, (ré)installer windows : sait pas faire, j’ai jamais eu besoin de le faire jusqu’à présent, mais comme je vais me monter un PC bientôt… et bah je saurai !

    Reply
  53. poppins

    bah merde alors je suis une erreur de la nature :/

    je m’interesse à fond sur chaque sujet que je touche, mais bizarement le multimedia en génral me fait chier mais à haut niveau en fait ^^’ ( vous pouvez rire mais je ne sais même pas accéder aux services de base de la tv connectée et en même temps je m’en carre vraiment l’oignon vu que je la regarde quasi pas :p )
    mais peut être parce que dès que tu cherches un truc “de base” soit c’est écrit pour les illétrés soit c’est seulement pour Eintein (j’exagère à peine)…
    et jusqu’à présent mon système de réseau de solidarité et troc de services à toujours fonctionné ^^’

    genre tu cherches rapidement des infos sur la programation les gens se sentent obligés de commencer par t’expliquer que les octets les bits et le binaire et cie…
    et quand tu veux commencer à programmer tu te rends comptes que chaque logiciel à son propre langage et sa propre formulation et à chaque génération de logiciel hop on change le langage de programmation !! c’est tellement simple l’informatique !!
    j’ai fait une spécialisation en TIC l’année dernière alors que je n’avais absoluement aucune connaissance informatique : on apprend l’algorythmie, bizarement je kiffe et je m’en sort presque nickel de suite, et là on me dit vas y laches toi sur logiciel XX ou YY : tu fais pareil ah bin non en fait sur XX la ponctuation n’est pas la même et puis faut rajouter que là bin tu passes en anglais et puis hop le YY tu mélanges un peu les 2 façons de faire et pareil pour ZZ qui est un mix des 3…

    pour de l’utilisation simple, le Windows change quasi tous les ans ou 2 ans et si ya pas assez de changements pour justifier le prix hop on va inventer une nouvelle approche esthétique : ça paume tout le monde ça fait pas avancer la cause mondiale mais on s’en fou il faut !!!
    (oui on va me dire passe en licence gratuite… oui oui oui… hop on repasse une bonne moitié d’année à tout réapprendre parce que similaire ça veut pas dire exactement pareil ! )

    bref on peut pas vraiment comparer quand même l’informatique à un autre domaine : c’est tout à fait instable et trop changeant pour le moment !

    Reply
  54. Bruno RIVIER (FdG/PG)

    Windows ne change pas vraiment…en fait pour moi il n’y a que 3 versions : 3.11, NT-2000 et XP-Vista-7…çà fait une version tous les 10 ans :-D
    …perso je suis de plus en plus Linux(Ubuntu en général et CentOs sur serveur) et s’il devient trop compliqué d’installer un Windows cracké…ce sera définitivement que Linux pour toute la famille.

    Vous avez tout à fait raison de dire que l’informatique çà change tout le temps…mais les fondamentaux restent….et ce sont ces fondamentaux qu’ils conviendraient d’enseigner à la population.

    Reply
  55. Patrick

    Je suis doctorant en électronique (des radiofréquences à la physique du composant en gros), et un des rares dans mon département à aimer l’informatique. Je suis sous Linux, et j’ai une virtual box pour les fois où je suis contraint d’utiliser Word (que je n’utilise que sous la torture).

    Et bien croyez-le ou non, qu’il s’agisse de mes directeurs de thèse ou de mes semblables doctorant dans le même domaine que moi, ils rentrent tout droit dans la catégorie “ils ne savent pas se servir d’un ordinateur”. J’ai réussi à en convertir un à LaTeX, mais c’est bien tout ce que j’ai réussi à faire.

    Dans les départements voisins, (informatique, mathématiques et un peu photonique) c’est le contraire, les directeurs de thèse se battent pour que les étudiants passent de W à Latex.

    Selon la discipline, j’ai l’impression que les sensibilités et les façons dont fonctionnent les esprits ne sont pas les mêmes. Et si je suis entièrement d’accord avec votre article, je pense que je vais arriver à convaincre ma petite soeur à passer sous Linux, mais ma mère et son mari, on oublie : je leur ai installé Fedora il y a 2 ans de ça, ils ont réinstallé Seven par dessus parce qu’ils étaient “plus habitués” (à ce que leur machine soit ralentie par un antivirus et que l’OS consomme 1 Gio de RAM probablement…). C’est pas une cause simple, et j’avoue que je sais pas comment tenir un discours convaincant. J’ai un peu l’impression de me battre contre le vent…

    Reply
  56. Benoitdm

    Les gens ne savent pas se servir d’un ordinateur et la responsabilité incombe au milieu de l’informatique. Et je souhaite surtout qu’ils ne sachent pas s’en servir davantage. Pourquoi ? Car la micro dont nous heritons aujourd’hui n’est pas le fruit d’ergonome mais d’ingénieurs. Rien n’est implicite ou presque. L’informatique d’aujourd’hui est bien plus proche de la procedure de demarrage d’un moteur d’automobile du debut du siecle : regler le melange air/ essence, injecter l’essence dans les cylindres mais pas trop sous risque de le noyer, tourner la manivelle… L’utilisateur veut se servir d’un outil, pas savoir comment il est conçu. Et si les limitations de l’outil sont telles qu’il devient de par sa complexité, limitant, il est nécessaire de le faire évoluer. L’outil doit se faire oublier.

    Me concernant, je travaille dans les TI depuis 20 ans maintenant, ayant débuté en administration Unix (Sun OS, HP/UX,etc..) pour aujourd’hui travailler en architecture d’entreprise.

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  57. Pingback: Les enfants ne savent pas se servir d...

  58. Bzh

    Bof…
    C’est une compile d’anecdotes.
    Aucun rapport avec l’iPhone et ITunes avec l’utilisation d’un ordinateur, c’est juste que la personne ne s’intéresse même pas aux fonctionnalités de son achat.
    Certes beaucoup de gens se croient fort en informatique, mais faut pas abuser (faire un script php/bash…) ça résume sûrement pas l’informatique!!!
    Rare sont les personnes capables de créer leur propre os, développer des applis, gérer un serveur, j’en passe et des meilleurs à la fois!
    Et de toute façon ça sert à rien de tout vouloir faire car une vie est trop courte pour tout maîtriser.
    Juste pour souligner que les vrais “pros” n’ont pas besoin de se la raconter pour exister… Chaque personne développe ses compétences dans divers domaines et c’est tant mieux!

    Et sinon, c’est vrai que malheureusement les techniciens sont souvent mal considérés par rapport à leurs compétences. Mais c’est pas les seuls et j’ai la fleme de débattre sur toute la société.

    Reply
  59. iBac001

    Très bel article.
    Je suis moi même ce que les gens désignent comme “geek”. J’aime l’informatique, et je regrette ne pas avoir assez de temps pour apprendre à programmer. J’essaye de compenser en essayant au moins de savoir paramètrer un réseau, savoir faire la différence entre PHP, Html, C, C++, java et j’en passe. Quand je vois que les gens pensent que Firefox est un système d’exploitation alors qu’ils ont un ordinateur depuis plus longtemps que moi!

    Les petites anecdotes racontées dans cet article me rappellent certaines que j’ai moi même vécu, comme ma soeur qui fut bien attrapé quand je lui ai montré que je pouvait m’introduire dans ses fichiers parce qu’elle avait fait trop confiance aux paramètres “recommandé” de Windows 7, ou une jeune fille dont j’ai du “réparer” le iphone3GS en boucle de restauration (je n’ai jamais eu de iPhone, ne sais pas m’en servir et j’ai même parfois du mal a téléphoner avec!), ou encore un ami qui me demande l’autorisation spécial signé par le chef d’état avant d’appuyer sur “suivant” lors de l’installation d’un logiciel que je lui ai conseillé alors que son navigateur est plein de toolbars installées parce que c’est “recommandé”. C’est dingue a quel point les gens sont si peu curieux pour ces choses si importantes aujourd’hui!

    Nommons plus de “geek” aux gouvernements, eux seul seront gérer “l’internet”

    Reply
  60. Mlakuss

    J’avais déjà lu l’article dans sa version anglaise, mais je suis heureux que quelqu’un en ait fait la traduction, c’est plus simple de le partager ainsi. Merci.
    Le “hacker” final aurait dû être traduit je pense puisqu’il a tendance à prendre un autre sens en français, malheureusement.

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  63. AlliageOregon

    Bonjour,
    J’ai particulièrement apprécié cet article que j’ai lu il y a quelques jours déjà. Il se trouve que j’ai 15 ans et que je fais parti d’une petite minorité de “jeunes compétents” (sans trop me vanter, ce qui est finalement assez difficile !). Mon expérience de chaque jour, au contact de ma “génération 2.0″ donne un constat assez édifiant … Sur environ 60 élèves de S, c’est à dire des personnes se prédestinant à des études supérieures et qui auront donc, un jour, des choix à faire concernant l’informatique de demain, 2 seulement savent se servir d’un ordinateur.
    Il est assez impressionnant de se dire que, étant catalogué comme “geek”, je sois la première personne que ces élèves appellent au moindre pépin avec leur matériel, que ce soit un ordinateur, un téléphone portable ou bien leur casque audio (oui, je cherche également activement le rapport …). Je me souviens d’une élève qui n’arrivait pas à ouvrir un document Word. Elle m’appelle. Je suis presque aussi désemparé qu’elle mais j’ai le réflexe d’ouvrir mon navigateur et de rechercher sur google des cas similaires. Il se trouve que Microsoft avait effectivement créé un patch pour assurer la compatibilité entre Office 2007 et les versions ultérieures et il n’a ensuite suffit que quelques minutes pour qu’elle puisse continuer d’éditer son document. Je lui ait ensuite expliqué que la plupart des réponses à ses problèmes se trouvait sur google et qu’il lui suffisait de chercher.
    Devinez quoi ? Elle eut le même problème le lendemain et me rappela.
    Je pense donc qu’un grande partie de cette incompétence est due à une flemme presque chronique chez une grande partie des jeunes de ma génération, vis à vis de l’informatique

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  66. SouleD

    Bon,alors j’ai bien tout lu,et je me dois de signaler que cette analyse n’aborde pas un point crucial,vitale même!!!

    Si tout le monde devennait compétent en informatique(hardware&software),comment ils vont pécho les geeks????

    Reply
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  68. Floda

    Je ne dirais que ce que beaucoup d’autres commentateurs ont déjà dit : et alors ?
    Il y a toujours des mécaniciens pour effectuer la vidange de voitures en effet, toujours des secrétaires pour envoyer des courriers en effectuant du publipostage, toujours des climaticiens pour nettoyer les filtres des climatisations, toujours des bibliothécaires pour aider à trouver un livre, toujours des couturières pour recoudre un bouton…
    A chacun ses compétences, son dada, à chacun son métier.
    Que la plupart des gens n’aient pas l’envie (car il s’agit bien d’envie) d’en savoir plus, d’en apprendre plus, sur l’informatique ne me choque pas. Ils auront juste recours, en effet, à des personnes plus averties, passionnées, ou compétentes qu’eux. Même si ça implique de les payer !
    Reste la question de la “base”, des connaissances minimales à posséder pour se débrouiler au quotidien. Chiche, faisons une liste ! Je suis persuadée qu’il y aura autant de liste de compétences nécessaires que de personnes ayant réagit à ce post. Pour certains, la base, c’est savoir envoyer un e-mail avec une pièce jointe. Pour d’autres, c’est saisir un proxy. Ou créer un site wordpress …
    Dans les écoles, collèges, lycée, il existe un référentiel, le B2I, qui permet de lister les compétences informationnelles et informatiques indispenssables aux élèves à l’aube du baccalauréat. Il me semble déjà bien complet, même si vous le trouverez sans doute imparfait / incomplet / vague, rayez la mention inutile.

    Reply
    1. ShellyBro

      Vous parlez de B2I, ce qui me dérange le plus dans ce test c’est l’utilisation systématique d’exemple à base de produits Microsoft (Windows, Office, etc.). C’est un cercle vicieux.
      Après on s’étonne du monople de cette entreprise…

      Reply
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  71. Zoïsite

    Contenu intéressant même si plusieurs phrases me semblent déborder d’une pseudo supériorité par rapport à la plèbe qui ne sait pas se servir d’un ordinateur.

    Personnellement, du haut de mes 22 ans, je clame haut et fort que je fais partie du grouillot qui ne sais pas servir d’un ordinateur. J’ai eu mon premier ordinateur à 15 ans et aucun de mes parents ne s’est jamais donné la peine de m’apprendre quoi que ce soit, ma mère s’étant tout au plus contentée de me dire que je devrais passer plus de temps à “fouiller” mon ordinateur pour voir comment ça marche. (Inutile de dire que quand notre voisin informaticien est passé une semaine plus tard et m’a bien recommandé de ne plus chipoter après avoir réglé les petits “soucis”, elle avait changé d’avis.)

    Aujourd’hui, sans être un crac de l’informatique, je ne suis pas du genre à appeler à l’aide quand un soucis survient. Nous sommes à l’aire du partage et je suis le premier à aller chercher des solutions sur des forums ou autre. Le petit soucis est que je fais ce que des internautes plus doués que moi me disent de faire mais…sans le comprendre. Ça marche et, bien que j’aime à essayer de comprendre comment fonctionne les choses, j’ai parfois l’impression que la quantité de choses à savoir pour ne faire qu’effleurer la compréhension de l’Ordinateur est si colossale que je ne saurai pas pas ou commencer.

    Alors oui, je suis tout à fait d’accord sur le principe qu’il faut laisser les gens découvrir par eux-mêmes. L’apprentissage en autodidacte a l’avantage de se faire à son rythme.
    Mais vouloir transformer tout le monde en crac de l’informatique est utopiste. Tout comme il y’a des garagistes pour le monsieur qui est un crac de l’informatique mais qui ne sais pas différencier le lave-glace du réservoir d’huile, il y’a un informaticien pour monsieur le garagiste qui sait à peine utiliser internet pour visiter Youporn et qui se ramasse des virus à la pelle.

    sensibiliser les gens à l’informatique est une chose mais je pense que c’est peine perdue de vouloir faire des petits Marc Zuker-machin en herbe de tout le monde… et puis quand on voit ce qui s’étend parfois sur Facebook ou autre, vous voudriez vraiment que ces gens parviennent à mieux se servir d’un ordinateur ?

    Reply
  72. Lilla costanza

    Je trouve que cet article reflète bien notre société actuelle, en effet,de nos jours presque tous les enfants ont un ordinateur dès le plus jeune âge mais ils l’utilisent pour aller sur facebook, pour jouer à des jeux sur internet,… moi-même, qui suis une future enseignante je me retrouve assez bien dans cette description des personnes qui ont un ordinateur mais qui ne s’en servent pas forcément à bon escient, mais plus on avance dans le temps pire c’est j’ai l’impression. Un ordinateur ne doit pas être acheté pour ses finalités là ( Facebook, twitter,…) mais ça doit être aussi un outil. Je pense que les enfants dès le plus jeune âge doivent avoir des cours plus approfondis d’informatique car l’informatique est l’avenir. Aujourd’hui dès qu’une personne a un problème avec son ordinateur, elle appelle une personne qualifiée dans ce domaine et n’essaye pas de trouver la solution elle-même, ne s’y intéresse d’ailleurs même pas alors que nous devrions, la société actuelle est une société qui est accro aux réseaux sociaux et ne s’en démordra pas!

    Reply
  73. Pingback: Vers 60 millions de bidouilleurs informatique en France - IDEOZMAG (ex forumdesforums.com)

  74. Wendy Gérardy

    Etant pour le moment dans des études d’institutrice primaire, je me rends compte de l’importance des cours d’informatique. En effet, nous devons sensibiliser les jeunes à la technologie et leur apprendre à se débrouiller par eux-mêmes. Cependant, il est vrai que beaucoup de jeunes pensent s’y connaître… Malheureusement, mise à part les réseaux sociaux, nous ne connaissons pas grand chose. Rare sont ceux qui cherchent à aller plus loin concernant l’informatique. Nous avons tendance à demander de l’aide au moindre problème. Cette article fait réfléchir : il nous permet de nous rendre compte qu’il faut aller parfois plus en profondeur, et être plus autonome quelques fois !

    Reply
  75. ThomasG77

    La comparaison avec la voiture est une mauvaise comparaison. Même s’il y a incompréhension de la mécanique comme une incompréhension de l’informatique pour beaucoup, cela ne vous bloque pas. La voiture n’a qu’un usage limité: vous transportez d’un point A à un point B. En comparaison, faites vos soldes sur Internet, déclarez vos impôts, installez votre antivirus pour surfer tranquillement (pour Windows du moins), connectez-vous au wifi en voyage, faire votre comptabilité, écrire un CV, candidater à un job. Dans ce cas, même “Mr et Madame Tout le monde” sont beaucoup plus impactés dans la vie quoitidienne (encore plus vrai pour les citadins qui prennent les transports en commun: ils n’ont pas de voiture)

    Reply
    1. patou355

      Je pense que le “deal” est très simple. Soit on veut/peut s’y intéresser un minimum et on est capable entre autres d’envoyer un kill à une application qui a planté, soit on y connaît rien et on supporte l’écran bleu, que microsoft aurait tort de chercher à éviter, puisque visiblement l’ “utilisateur lambda” s’en accomode parfaitement…

      Reply
  76. abdo

    Je suis d’accord avec l’article!
    J’ai 12 ans, et je suis confronté, comme les professeurs, à ce phénomène.
    L’élève qui ne sait pas effectuer une mise à jour linux, l’élève qui confond login et mot de passe, l’élève qui s’emprese de cliquer sur enregistrer puis OK et qui vientme voir juste après en disant qu’il ne trouve pas son document…
    Il faut mettre fin à cela, et vite!

    Reply
  77. Gilles

    Article très intéressant, avec lequel je suis globalement d’accord.
    Pour ce qui est de la comparaison avec la voiture, elle n’est certes par parfaite, mais a l’avantage de parler un peu aux gens.

    Un des problèmes avec l’informatique, c’est que si les gens trouvent normal de payer un plombier ou un garagiste, ils trouvent normal de rester volontairement inculte en informatique parce que ce n’est soi-disant pas nécessaire, mais par contre ne se gênent pas à appeler le geek de leur entourage à la rescousse pour les dépanner à l’oeil pour des trucs de base, sans pour autant se décider à apprendre les trucs de base en question pour devenir autonome par la suite.

    Pour les détracteurs, vous voulez considérer que vous n’en avez pas besoin ? ok ! pas de problème ! mais assumez le !!! Il faudrait savoir, vous en avez besoin ou non ?… vous faites la cuisine ou bien vous achetez des plats préparés ou allez au resto pour tous vos repas ? vous faites le ménage chez vous ou vous payez une femme/homme de ménage ? vous repeignez vos murs ou vous payez un artisan ? vous vous occupez de vos plantes ou payez un jardinier ? Et bien là ça devrait être pareil, et même pire car la technicité est plus forte, arrêtez de prendre en otage le geek du coin : même s’il le fait volontiers et sans rien demander en échange, ce n’est pas normal, tout simplement.

    Ceci dit cette partie n’est que le coté pratique immédiat, au delà il y a un problème sociétal beaucoup plus grave : à force que personne ne s’intéresse au comment ça fonctionne et considère que tout doit fonctionner tout seul sans se poser de question, tout le monde se retrouvera otage de systèmes contrôlés par une poignée, sans plus aucun contrôle dessus et encore moins sur son évolution.

    Reply
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  83. Ragib

    Juste une question :
    Comment est-ce que ce professeur d’informatique regarde les technitiens qui s’occupent de sa voiture???

    Reply

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